Decazeville. Des massages pour améliorer les relations familiales

Les municipalités mettent en place des accueils pour les enfants des personnels soignants. ©ADN12

Des ateliers de massage parents et enfants : voilà ce que vient de proposer le Centre Social de Decazeville en cette fin novembre dans le cadre du Projet « Graines d’Humanité : cultivons la non-violence ».

Sandra Marty, référente au centre social de Decazeville rappelle un des rôles de la structure : « travailler autour de la parentalité. Nous partons des besoins repérés concernant les familles et nous essayons de répondre aux questions que les parents se posent ».

L’atelier massage vise à « se recentrer sur le toucher afin d’améliorer les relations à l’intérieur des familles ». Cette activité a connu un important succès et a attiré chaque semaine, une dizaine de personnes.

Pour un monde meilleur au quotidien …

En 1999, Mia Elmsäter, suédoise, et Sylvie Hetu, québécoise, issues du monde de l’éducation, instaurent un programme de massage entre enfants : le MISP (Massage In Scholls Programme). Aujourd’hui, ce programme est pratiqué à travers le monde avec des instructeurs présents dans une trentaine de pays.

En Aveyron, il y a actuellement quatre personnes formées. Alexia Lamazere a été formée par Sylvie Hetu en 2017 ; depuis elle anime ces ateliers qui sont des « temps privilégiés et conviviaux avec les enfants et les parents ».

Des ateliers en cours de développement

Aujourd’hui, ces ateliers fonctionnent principalement à la demande des centres sociaux. Mais, les ateliers dans les écoles commencent à se développer ; en effet, les programmes scolaires insistent de plus en plus sur l’importance du « bien être de l’enfant à l’école » afin de favoriser les apprentissages ; le travail sur le corps est de plus en plus pris en compte.

Ce programme est facile à installer dans les écoles. Il se compose de cinq séances d’une heure chacune et ne demande pas une modification de l’organisation quotidienne de la salle de classe. Alexia Lamazere « transmet les mouvements » puis les enseignants vont « les faire vivre » tout au long de l’année scolaire.

Une routine de massage composée de quinze mouvements

« Quinze mouvements de massage simples, ludiques et efficaces » sont proposés et constituent « la routine ».
Ces exercices dont les noms nous ramènent à l’enfance comme « la glissade », « la cuillère», « les sauts de lapin », « maman chat »… permettent d’améliorer la relation avec autrui.

« faire baisser le niveau de stress et entraîner une diminution des conflits dans les groupes d’enfants »

Ce programme vise également à favoriser l’empathie : on demande l’autorisation de masser et durant le massage, le bien être de la personne massée reste primordial, celui qui masse doit être à l’écoute de celui qui est massé. « La notion de respect est au centre du dispositif ; l’enfant a le droit de dire non, s’il ne veut pas être massé».

Les effets bénéfiques observés sont que les massages permettent de récréer du lien familial (entre parents et enfants), offrent à chaque participant quel que soit son âge, de s’approprier des outils de détente et de relaxation.

Alexia Lamazere insiste sur le fait, qu’« on apprend les mêmes mouvements partout » : Ainsi, « j’aimerais tenter l’aventure avec des enfants qui ont des handicaps car les mouvements s’adaptent, c’est la relation qui est prioritaire ».

Alexia Lamazere est aussi formatrice, dans le domaine de la « non violence » ; vous pouvez la joindre au 07 83 77 40 30 ou par mail alexialamazere@yahoo.fr