La visite du ministre ne s’est pas faite par hasard. L’exploitation de Thierry et Guillaume Rudelle à Ronnaguet dans la commune de Flavin représente, pour Didier Guillaume, « l’agriculture de demain ».

Proche de la nature et moderne à la fois

Cette exploitation familiale créée en 1996 compte 560 brebis qui produisent 500 000 litres de lait par an pour le compte des caves de Roquefort, 130 hectares de blé, d’orge, de seigle, de colza, de luzerne et de pâturages qui permettent à la ferme d’être 100% autonome en terme de fourrages pour les bêtes. En plus des panneaux photovoltaïques, l’exploitation s’est modernisée en 2015 en se dotant d’outils d’automatisation pour la préparation du fourrage et sa distribution aux brebis : un robot passe dans les allées pour distribuer le fourrage aux bêtes et changer le paillage. « C‘est plus de temps libre pour nous occuper de nos familles, mais c’est aussi économique, rapporte Guillaume Rudelle qui a repris l’exploitation avec son frère. Les aliments sont pesés, c’est précis et on a gagné en production par brebis. »

Guillaume et Thierry Rudelle. ©ADN12

Mais le nec plus ultra, c’est surtout le choix fait en 2004 de pratiquer une agriculture de conservation des sols : plus de labourage, que des semis direct pour ne pas abîmer la terre, et une couverture végétale. Le tout dans le but de la préserver de l’érosion de la main de l’homme, mais aussi du vent et de la pluie qui abîment à la longue les racines des plantes et tout le microbiote du sol. « Quand on a commencé, on a fait des erreurs puisqu’on ne savait pas comment faire : il n’y avait pas de formations, on a tout appris par nous-même » se rappelle Thierry. Aujourd’hui, des agriculteurs viennent de partout en Europe pour prendre de la graine sur la manière de conserver les sols agricoles.

« Tout le monde ne peut pas faire de l’agriculture de conservation »

Interpellé sur plusieurs sujets, le ministre s’est exprimé sur sa vision de l’agriculture qui doit « sortir de la dépendance aux produits phytopharmaceutiques » sans pour autant abandonner le glyphosate.

Un pari a été lancé concernant le problème des projets de retenues d’eau dans le département :

Le sujet du loup a également été abordé :