Mobilisation. Les hôpitaux sud-aveyronnais cherchent leurs remèdes

En pleine journée nationale de grève et de défense de l’hôpital public, jeudi 14 novembre, une cinquantaine de personnes s’étaient donné rendez-vous devant l’établissement saint-affricain Emile-Borel, avant de rallier la sous-préfecture, à Millau, dans l’après-midi. La colère monte.

Raymond Fabrègues, président du Manifeste pour la défense des hôpitaux publics, a pris la parole devant l’assemblée, jeudi 14 novembre à midi. ©Le Progrès

« Nous devons défendre l’hôpital. »

L’urgence était palpable dans la voix des usagers et professionnels venus au chevet de l’hôpital Emile-Borel, jeudi 14 novembre. « Depuis les politiques d’austérité dans la santé, la France est passée du 1er rang mondial en termes de qualité des soins, à la 13e place, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS) », alerte Pierre-Jean Girard, infirmier au centre hospitalier de Millau (Sud Santé) et porte-parole du collectif inter-hôpital. Adjointe au maire, déléguée aux affaires scolaires et à la prévention, Marie-José Paliès était venue à la manifestation représenter le premier édile, Alain Fauconnier. « La santé est malade, on ne peut pas se permettre de la laisser souffrir comme ça. On doit être entendus plus haut. » Sous ces discours alarmistes, l’envie de voir l’offre de soin sud-aveyronnaise maintenue, sauvée. « Il y a encore des gens en Sud-Aveyron, il ne faut pas tout détruire », implore Raymond Fabrègues, président du Manifeste pour la défense des hôpitaux publics. Et son acolyte Henri Célié d’exiger que « le rapport de l’inspection générale des affaires sociales sur l’hôpital de Saint-Affrique soit rendu public ».

« C’est maintenant qu’il faut défendre un budget correct pour fonctionner, l’arrêt des fermetures de lits et l’embauche de personnels »

martèle Pierre-Jean Girard. En compagnie de quelques Gilets jaunes, les usagers de l’hôpital et les quelques professionnels du soin qui s’étaient glissés dans les rangs ont rallié la sous-préfecture millavoise dans l’après-midi. Objectif rassemblement, tous de noir vêtus, pour dénoncer la situation des deux établissements. Face à l’ampleur nationale du mouvement, dans l’après-midi, le président Emmanuel Macron a pris la parole et promis « un plan d’action renforcé et des décisions fortes ».