Saint-Affrique. La vidéoprotection gagne du terrain

La seconde phase de pose de caméras de vidéoprotection vient de s’achever à Saint-Affrique. L’entreprise héraultaise Sippro a équipé le rond point de la Résistance, celui des 12-Etoiles, la place de la Vernière et le carrefour du « Progrès ».

Henri Bousquet, conseiller municipal délégué à la sécurité, Eric Bergonnier, chef de la police municipale et Roland Roques, référent vidéoprotection. ©Le Progrès

La vidéoprotection gagne du terrain à Saint-Affrique. Après celle qui a concerné les places de la Mairie et de la Liberté, du rond-point de la Cazelle et de l’ancienne gare en septembre 2016, l’entreprise héraultaise Sippro vient d’achever une seconde tranche d’installation. Depuis mercredi 6 novembre, sont désormais équipés le carrefour du « Progrès », le rond point de la Résistance, celui des 12-Etoiles et la place de la Vernière. Rien n’est encore décidé quant à une éventuelle troisième phase. « On est tenus aux finances de la ville », commente Roland Roques, référent du système de vidéoprotection à la police municipale. « C’est un sujet politique, tout dépendra de qui sera à la gouverne en mars 2020 », précise Henri Bousquet, conseiller municipal délégué à la sécurité.

« Les caméras aident, mais il n’y a aucune statistique »

« Ce système aide à la résolution de pas mal d’enquêtes de la gendarmerie, on peut se dire
qu’il sera amené à se développer », estime Roland Roques. Pas question pour autant de tirer un bilan plus précis de ses ‘‘bienfaits’’. « Tout ce qu’on peut dire, c’est que dans la globalité de la délinquance, la présence des caméras aide, poursuit Henri Bousquet. Mais il n’y a aucune statistique. » Au total, sur les huit lieux d’implantation saint-affricains, vingt-et-une caméras ont été déployées. Selon l’emplacement, « certaines jouent coup double, elles prennent toute la voie de circulation alors que certaines jouent plus fin en zoomant sur les plaques d’immatriculation d’un lieu précis », précise Eric Bergonnier, chef de la police municipale. Comme par exemple au rond-point de la Cazelle, où l’un des appareils zoome seulement sur le passage piéton de La Grignotte.

Les images des caméras de vidéoprotection sont conservées 10 jours. ©Le Progrès

La vidéoprotection, pas là pour fliquer

Au quotidien, personne n’a l’œil sur les écrans des caméras. « On travaille seulement sur
réquisition judiciaire ou en cas de plainte, insiste Roland Roques. A la base, les élus
souhaitaient des caméras en entrée et sortie de ville, pour connaître les allées et venues en cas de problème. » « Une façon de filtrer les véhicules qui entrent et sortent de Saint-Affrique », complète Eric Bergonnier. Ont ensuite fleuri quelques caméras de plus, dites « d’ambiance », qui permettent de capter une situation dans son ensemble. Par exemple lorsqu’après la fête de la musique, la mairie a porté plainte pour cause de tags en série, ces appareils ont nourri le travail des enquêteurs. Idem en cas de plainte pour bagarre, d’agression ou de vol.