Saint-Affrique. Une fresque pour dire « Stop au harcèlement »

Vendredi 8 novembre, une fresque pour dénoncer le harcèlement a été dévoilée dans le hall du collège Foch. Le fruit d’un travail réalisé l’an dernier par les participants de l’atelier « Paroles de collégiens », ouvert aux élèves de 6e et de 5e.

La fresque sera déclinée sous forme d’affiche pour diffuser le message « Stop au harcèlement ». ©Le Progrès

« Le thème est malheureusement d’actualité », a déploré Sandra Conte-Dulong,la proviseure de la cité scolaire Jean-Jaurès, en dévoilant la fresque colorée. « Il est important que le travail que vous avez réalisé tout au long de l’année passée soit l’occasion de partager, d’échanger et de sensibiliser au-delà de votre groupe. Ce choix de réaliser un panneau est donc très intéressant », a poursuivi la proviseure en s’adressant aux acteurs du groupe Parole de collégiens.

Au cours d’ateliers hebdomadaires, encadrés par Marie-Andrée Cazottes (infirmière), Anne-Marie Deblois-Bryant (assistante sociale) et Radouane M’Rabet (assistant d’éducation), les élèves ont souhaité s’adresser aux victimes, aux harceleurs, mais aussi à ceux qui sont témoins. « Il est important d’interpeller ceux qui sont observateurs. Ils ont un rôle dans la
lutte contre le harcèlement. Il faut qu’en tant que témoin, on se dise “Je dois agir, je ne peux pas fermer les yeux, je ne peux pas laisser faire” », a insisté la proviseure. Jérémy, qui a assisté sans relâche aux ateliers, explique la composition de la fresque : « Nous avons imaginé ce que chaque personnage pouvait se raconter. Comme les victimes, qui peuvent se dire que c’est leur faute. Puis nous avons réfléchi à ce qu’on aimerait dire à chacun, la victime, le harceleur, ou le témoin ». « Les mains représentent les victimes qui disent “stop”, et les poings symbolisent la violence des harceleurs », détaille Jérémy. « On a décidé de mettre les mains en rond autour des poings, pour montrer qu’on est solidaires et unis contre le harcèlement. »

Cultiver l’estime de soi pour un climat scolaire apaisé

©Le Progrès

Cette année, Parole de collégiens poursuit sa route, avec une équipe renforcée. Marianne Fromond, enseignante, et Amandine Tourelle, assistante sociale stagiaire ont rejoint l’équipe. Divers thèmes ont déjà émergé : la violence, le cyber-harcèlement, l’estime de soi, comment se faire des copains, la popularité… « Ils sont intéressés par beaucoup de choses. On va faire en sorte de travailler sur l’amélioration de leur bien-être, qui est la base d’un climat scolaire serein », détaille Anne-Marie Deblois-Bryant. « Dans le groupe, nous avons vu des élèves se transformer tout au long de l’année, parce que le projet leur a donné une responsabilité, leur a permis de se sentir reconnus. Ils ont vraiment gagné en confiance », se félicite Marie-Andrée Cazottes. « Des élèves qui étaient timides, qui n’osaient pas s’exprimer, qui étaient souvent isolés dans la cour, ont réussi à échanger, et c’est un très grand pas », estime Radouane M’Rabet.