« J’avais juste 19 ans quand j’ai reçu ma lettre. J’étais fier, et pourtant j’avais peur de promettre à mes parents de revenir sain et sauf. » C’est par le partage de poèmes et de textes, lus par les élèves de CM2 de l’école Blanchard et des élèves du CE2 au CM2 de l’école Saint-Jean-Baptiste, que s’est ouverte la cérémonie de commémoration de l’Armistice de 1918 à Saint-Affrique.

Autour d’un monument aux morts récemment nettoyé et remis en valeur, Anciens combattants, Saint-Affricains, représentants de la Légion étrangère, sapeurs-pompiers, gendarmes, sous-préfet et élus locaux ont rendu hommage aux soldats tombés pendant la Grande guerre. Francis Bertrand, adjoint en charge des cérémonies, a félicité le travail effectué par la Maison de la mémoire, « qui a mis en place plusieurs expositions, permettant de mieux connaître la vie des Saint-Affricains et les personnages qui ont joué un rôle important pendant cette période ». Plus de 1.800 hommes de l’arrondissement de Saint-Affrique, dont 216 Saint-Affricains, ne seront jamais revenus du front.

Lundi 11 novembre, Saint-Affricains, écoliers, Anciens combattants, élus et représentants de la force publique ont rendu hommage aux morts de la Grande guerre. ©Le Progrès

Hommage aux soldats du monde entier tombés pour la France

Puis ce fût au tour du sous-préfet Patrick Bernié, de relayer le message gouvernemental, qui cette année a mis l’accent sur l’état du pays un an après la signature de l’armistice : « C’était il y a un siècle. Le 11 novembre 1919, fût le premier de la paix retrouvée. Désormais le silence domine, là où l’orage d’acier a tonné avec fureur. Les traités sont signés. L’allégresse de la victoire s’est déployée dans une ampleur incroyable le 14 juillet 1919. Mais partout, le pays est traversé par la sourde évidence que rien ne sera plus jamais comme avant, que le retour à l’avant-guerre est impossible. Une nouvelle page s’ouvrait, celle du souvenir, de la mémoire, et de l’hommage.»

Hommage pour les Français tombés sur le champ d’honneur, mais aussi « pour le sang versé par des soldats venus d’Afrique, d’Asie, du Pacifique et d’Amérique, et celui de toutes les nations alliées qui ont partagé le même combat ».

Les élus locaux et le sous-préfet ont déposé les gerbes de fleurs au pied du monument aux
morts. ©Le Progrès

La cérémonie s’est poursuivie par le dépôt de gerbes de fleurs au pied du monument aux morts, par le sous-préfet et les élus locaux (le maire de Saint-Affrique Alain Fauconnier, le sénateur Alain Marc, le député Arnaud Viala, les conseillers départementaux Sébastien David et Emilie Gral et la conseillère régionale Emmanuelle Gazel), puis par une minute de silence, rompue par les notes de la Marseillaise, jouée par l’Harmonie du Sud-Aveyron.