Rodez. Quelles orientations budgétaires pour 2020 ? Quels projets ?

Ce mercredi 6 novembre, le Conseil Municipal de Rodez a débattu des orientations budgétaire de sa dernière année de mandat. @ADN12

En décembre prochain, l’équipe municipale de Christian Teyssèdre aura à voter le dernier budget de sa mandature. Comme le veut l’exercice, ces prochaines orientations budgétaires ont été débattues au sein du conseil municipal réuni ce mercredi 6 novembre.

La stratégie annoncée pour l’année à venir reste dans la droite ligne des budgets précédents : « poursuite du désendettement, maîtrise des dépenses générales, vision « pragmatique » en termes de gestion du personnel et finalisation des investissements grâce à l’épargne constituée ».

Poursuite des investissements

Dernière année de mandat oblige, il n’y a pas de chantier extraordinaire à attendre en 2020. Les principales dépenses seront consacrées à la finalisation des investissements engagés, pour un montant de 9,4 millions d’euros (« sans recours à l’emprunt grâce à l’autofinancement net dégagé par la Ville ») :

  • Aménagement du carrefour Saint-Cyrice-avenue Tarayre (1,4 million d’euros) : la restauration du quartier du Faubourg devrait être achevée fin 2020, avec la création du parking Vallon-Aubrac jouxtant la nouvelle Maison de Santé, et les mises en place au Sacré-Cœur d’un jardin public et d’une aire de jeux pour enfants. L’avenue Tarayre devrait également bénéficier d’un aménagement semblable à la rue Victor Hugo.
  • Aménagement de la rive droite de l’avenue Victor Hugo (1 million d’euros)
  • Finalisation du chantier du stade Paul Lignon (600 000 euros)
  • Création d’un jardin public rue Beteille (400 000 euros) : courant 2020.
  • Poursuite des rénovations des places Foch et de la Cité : le parking souterrain de la Place Foch sera modernisé et sécurisé.
  • Quartier Saint-Eloi et Ramadier : réfection du boulevard Ramadier, création d’un passage souterrain pour les piétons et réaménagement de l’aire de jeux. Une réhabilitation de l’école Paul Ramadier est également annoncée pour l’année 2021…

« Renforcer les services aux usagers »

L’équipe municipale annonce par ailleurs vouloir consolider le niveau de services publics : en renforçant les visites aux personnes âgées isolées et en créant un « portail aux familles » sur le site internet de la Ville pour simplifier les démarches administratives.

Désendettement

« Nous avons diminué l’encours de la dette de 75 % en 13 ans » se félicite Arnaud Combet, Adjoint aux Finances, « il s’élèvera à 5,5 millions d’euros en fin d’année. Si on le voulait, on serait même en capacité de solder complètement la dette dès maintenant ». Comme depuis son arrivée aux affaires, l’équipe de Christian Teyssèdre a fait de la diminution de la dette un principe qui perdurera en 2020.

Maîtrise des dépenses

Si les dotations de l’Etat sont aujourd’hui stabilisées (après une baisse de 48% depuis 2008) et que la fiscalité locale permettra d’enregistrer des recettes en hausse (grâce à un élargissement de la base, les taux restant eux inchangés), la ville de Rodez souhaite poursuivre la baisse de ses dépenses de fonctionnement.

« Taux d’imposition inchangés»

« Les dépenses d’exploitation ont été réduites de 17,5 % depuis 2008 en baissant nos consommations d’eau, d’énergie, de consommables, en renégociant nos contrats de maintenance, de prestations… Aujourd’hui les marges de manœuvre s’amenuisent mais nous fixons encore un objectif de baisse de 1,5 % pour 2020 » détaille l’Adjoint aux Finances.

En revanche, la mairie assure ne pas vouloir toucher aux subventions qu’elle octroie aux associations, dont l’enveloppe globale restera donc stable en 2020.

Vers une polyvalence des agents municipaux

Malgré le transfert du service de l’eau à Rodez Agglomération le 1er janvier prochain, la masse salariale de la Ville de Rodez s’élèvera à 15 millions d’euros en 2020. L’équipe municipale prévoit de ne pas remplacer trois départs d’agents à la retraite dans l’année qui arrive. Christian Teyssèdre entend ainsi poursuivre « le travail en transversalité » :

« A court terme, l’objectif est de poursuivre l’optimisation du fonctionnement des services de la Ville, en favorisant la polyvalence des agents pour pallier les absences, en permettant à chacun d’étoffer ses compétences et de s’ouvrir à de nouvelles opportunités professionnelles. »

 

Réactions

Matthieu Lebrun, Rodez Citoyen :

« Nous nous abstiendrons de tout commentaire sur le fonds pour ne pas subir vos diatribes irrespectueuses et agressives (s’adressant au maire, Christian Teyssèdre). Les économies budgétaires restent inlassablement l’alpha et l’omega de cette politique municipale, sans qu’elle tienne compte des besoins réels des habitants. Ces orientations m’apparaissent présomptueuses en cela qu’elles se projettent au-delà du scrutin de 2020 alors que rien ne vous est acquis… »

Serge Julien, Les Républicains : 

« C’est un budget de transition, prudent, dans la continuité des budgets précédents, pour lesquels j’ai toujours voté contre, en raison de choix politiques. Je reconnais que vous nous présentez une situation financière saine mais avec cette obsession de la dette qui ne peut pas constituer une une politique municipale en soi ! En termes d’investissements, tous les projets ont été concentrés sur l’année 2019 : c’est une stratégie électoraliste, sans équilibre, dans laquelle vous privilégiez ce qui se voit, ce qui est spectaculaire, à l’image du stade Paul Lignon, mais à côté de ça, l’entretien de certains équipements moins visibles laisse à désirer…»

Joseph Donore, Les Républicains :

« Compte-tenu des contraintes financières nationales, j’estime que les orientations présentées vont dans le sens d’une maîtrise budgétaire, c’est pourquoi je vote « pour »… »