Saint-Affrique. De nouveaux sapeurs-pompiers volontaires en formation

Laura Muys, Quentin Roger, Maxime Poncin (Jeune sapeur-pompier), Manon Roques et Aurélie Ambiès attendent impatiemment de pouvoir partir sur le terrain. ©Le Progrès

Le centre d’incendie et de secours (Cis) de Saint-Affrique accueillait une semaine de formation Secours d’urgence à la personne (Suap), du 21 au 25 octobre. Une première étape qui permettra aux douze stagiaires présents de faire leurs premiers pas en tant que sapeurs-pompiers volontaires. Parmi eux, quatre nouvelles recrues de la caserne de la Vilotte. Aurélie Ambiès (38 ans), Laura Muys (31 ans), Quentin Roger (18 ans), Manon
Roques (18 ans). Ils sont étudiants, maraîchers, mère au foyer… et partagent tous un point commun : une passion sans faille pour la mission de sapeur-pompier. Ils ont décidé de la vivre, en s’engageant comme volontaires au centre d’incendie et de secours (Cis) de Saint-Affrique.

« Moi je suis là, parce que j’ai grandi dans cet univers. Je voyais mon père partir, et maintenant, c’est à mon tour », explique Manon Roques, fille du sapeur-pompier volontaire saint-affricain Hervé Roques. Idem pour Laura Muys, qui poursuit son « rêve d’enfant », celui de suivre les traces de son père qui était volontaire dans le Nord.

Pour Aurélie Ambies, maraîchère bien connue des habitués du marché du samedi matin, ce nouvel engagement est une façon de contribuer à la vie du territoire : « Quand je suis arrivée à Saint-Affrique en 2000, on m’a accueillie les bras ouverts. Donc je rends un peu ce qu’on m’a donné. »

Quentin Roger lui, a eu le déclic le jour où il s’est retrouvé dans une situation d’urgence : « Je ne pouvais rien faire, je ne savais pas comment réagir. Ça m’a donné envie d’apprendre les gestes de secours, et d’aller plus loin. »

Mise en pratique du « retournement d’une victime sur un plan dur ». ©Le Progrès

« Vos bips sont arrivés. »

La formation initiale de sapeur-pompier volontaire compte 800 heures de formation, et débute par le module Suap. Encadrés par le sergent Luc Vayssettes, formateur premier secours en service civique au Cis de Saint-Affrique, assisté par le sergent-chef Mathieu Bromblet et l’adjudant-chef Bruno Bordes, les douze volontaires en herbe sont immédiatement rentrés dans le vif du sujet : « Nous leur expliquons comment faire les bilans vitaux, évaluer le niveau de détresse de la victime, que ce soit sur un accident de la route, un malaise, un arrêt cardiaque… En fin de journée, nous faisons des mises en situation pour intégrer la théorie. Et bien sûr, nous décortiquons tout le matériel présent dans une ambulance », déroule Luc Vayssettes.

Les douze stagiaires n’attendent qu’une chose : « Partir en intervention pour faire les choses en vrai », résume Manon. Alors quand le lieutenant Gilles Escuyet, chef-adjoint du Cis de Saint-Affrique a franchi le seuil de la salle de formation en prononçant la phrase : « D’ailleurs, en parlant de ça, vos bips sont arrivés », les réactions ne se sont pas fait attendre… Mais avant de pouvoir accrocher le précieux boîtier à leur ceinture et partir sur le terrain en tant qu’équipier (« décaler » en langage pompier), il faudra encore une semaine de formation complémentaire. Pour certains, ce sera la semaine prochaine au Cis de Millau. Pour d’autres, en décembre à Espalion.