Saint-Affrique. Retrouvailles, souvenirs et avenir pour les 40 ans du club de judo

Dimanche 13 octobre, le gymnase des 12-étoiles s’est transformé en dojo, pour célébrer les quarante ans du judo-club saint-affricain. Au programme, une matinée d’entrainement et de démonstrations, avant de passer à table pour fêter dignement cet anniversaire. Et pour transmettre la mémoire de l’histoire de cette aventure sportive et humaine, initiée par le maître Michel Rohi.

Quarante ans, ça se fête. Les bénévoles du judo club saint-affricain ont saisi cette occasion pour réunir quatre décennies de passionnés, qui ont fait et font l’histoire de ce club, officiellement créé en 1979. Mais l’aventure a commencé plus tôt, comme l’a rappelé Sébastien Bouzat, co-président.

« Tout a débuté grâce à la pulsion de notre maître Michel Rohi, double champion de France militaire. Avec Pierre Bonnefous, ils créent une école de judo en 1966. Elle était destinée aux élèves de l’école d’EDF. »

Le deuxième pilier du club, Jean-Marie Richard a également été nommé président d’honneur. Une distinction pour saluer son engagement dans le club et au-delà, « puisqu’il s’occupe des commissaires sportifs du département et de la région », précise Sébastien Bouzat.

24 ceintures noires formées au club

Dans l’assemblée, nous croisons des « anciens » comme Jean-Paul Roques et Patrick Barthe, respectivement première et troisième ceintures noires de l’histoire du club. « On a commencé en 1974 à l’école EDF, on nous voit en photos là », se souvient Patrick Barthe, le regard tourné vers la rétrospective des articles de presse parus en quarante ans.
Jean-Paul Roques a atterri sur les tatamis grâce à ses parents, tandis que Patrick Barthe est tombé dans la marmite quand il était petit. « Mon père était entraineur adjoint avec Michel Rohi, mon oncle a été champion de France en 1960. »
Dans leur sillage, le club a mené 24 judokas jusqu’à la ceinture noire.
« Il faut minimum dix ans de judo derrière soi, acquérir des techniques, être bon compétiteur, développer beaucoup de compétences. Les ceintures noires, c’est de l’élite dans un club », rappelle le plus haut gradé saint-affricain, Roland Andral, ceinture noire 3e dan.
« Roland, c’est notre référence technique », souffle discrètement Sébastien Bouzat.
Le chiffre devrait être bientôt revu à la hausse, puisque plusieurs licenciés sont en train de préparer leur ceinture noire, tandis que la co-présidente Caroline Gavelle, est plus que jamais proche du deuxième dan…

Judoka, un chemin de transmission

Une autre figure du club, Brigitte Jauffrey, n’aurait manqué ce rendez-vous pour rien au monde. Elle a entrainé pendant vingt ans des centaines de jeunes. Comme tous les judokas qui se sont exprimés lors des discours, ou au détour des conversations informelles, l’ancienne entraineuse souligne l’importance du code moral de son sport : politesse, courage, sincérité, honneur, modestie, respect, contrôle de soi et amitié.

« C’est certes un sport de compétition, où l’on recherche la performance. Mais c’est avant tout une école de la vie, avec des valeurs fortes, que j’ai eu plaisir à transmettre. »

Une fois par trimestre, le club organise un entrainement commun, ouvert à la centaine de licenciés, âgés de 4 à 71 ans. « Cela fait partie de notre chemin de judoka », explique Sébastien Bouzat.

« Les ceintures noires deviennent disciples, enseignants. Ils ont pour mission de donner l’impulsion et l’envie aux plus jeunes d’aimer cette discipline, qui est avant tout un art. »

« Le judo est un échange, un partage, où les adultes offrent leur expérience aux plus jeunes, pour les aider à grandir. C’est un sport individuel, où l’esprit d’équipe passe avant tout », conclut Caroline Gavelle.

Anciens et nouveaux ont enfilé le kimono pour célébrer 40 ans de judo à Saint-Affrique.