C’est dans le cadre de l’exposition «  Arbre expo » à Baraqueville que le syndicat apicole Abeille de l’Aveyron en partenariat avec la Chambre d’Agriculture, a organisé ce weekend la 13ème édition du concours des miels de l’Aveyron. Un concours qui s’adresse aux apiculteurs enregistrés dans le département avec des miels exclusivement récoltés en Aveyron.

La qualité avant tout

Jérôme De Lescure et Alain Tessier, co-présidents du syndicat apicole de l’Aveyron.DR

« Ce concours permet aux apiculteurs amateurs ou professionnels de connaître la qualité de leur production de l’année, et de pouvoir comparer leurs échantillons à d’autres productions équivalentes » : les deux présidents du syndicat apicole aveyronnais, Jérôme De Lescure et Alain Tessier, se disent sereins mais vigilants quant à la qualité des miels présentés.

« Chaque échantillon est analysé avec des paramètres obligatoires. Aujourd’hui, sur le marché mondial il y a plus de miels adultérés que de miels produits. Dans ce contexte notre rôle est de pérenniser et montrer au public qu’il y a encore des producteurs avec bonne conscience et selon les bonnes pratiques. Montrer que la filière aveyronnaise existe, que les abeilles sont toujours dans le paysage, mais c’est de plus en plus de travail pour les maintenir »

 

Pour avoir vécu plusieurs événements climatiques assez exceptionnels ces derniers temps, les apiculteurs le savent : leur activité est de plus en plus menacée et il leur faut se préparer à d’autres menaces, conséquences plus ou moins directes des mutations de l’écosystème : « une autre calamité est à venir : l’aethina tumida, petit coléoptère qui se développe à l’intérieur des ruches et finit par les détruire. Il a déjà été repéré en Sicile et en Italie du sud » préviennent Jérôme De Lescure et Alain Tessier, « il sera très difficile de lutter, car il y a bien sûr les armes chimiques, mais pour nous ce n’est pas satisfaisant pour la biodiversité ».

« Une ruche qui prospère est un indicateur de la bonne santé de l’environnement »

A ce titre, tous deux se réjouissent de voir un certain nombre de pesticides interdits en France, comme les insecticides néonicotinoïdes : « on les appelle les « tueurs d’abeilles » de par leur nocivité »…

Pour un étiquetage responsable

Jérôme De Lescure et Alain Tessier attendent aussi beaucoup de l’obligation faite aux distributeurs, dès janvier prochain, de préciser l’origine du miel sur les étiquettes : « c’est absolument fondamental, il y a trop de miel adultéré actuellement sur le marché ».

« Ce qui nous rassure également c’est l’affluence de plus en plus importante de personnes interpellées par la biodiversité, pour la survie des abeilles et des pollinisateurs. C’est un espoir de voir de plus en plus de gens prendre conscience que la nature est impactée par l’activité humaine, mais que l’on peut corriger les choses »

 

 

Palmarès du concours