Le député LR Arnaud Viala ©ADN12

Le député « républicain » Arnaud Viala est engagé sur tous les fronts. Et il n’a pas manqué de le faire savoir à l’occasion d’une conférence de presse de rentrée donnée, jeudi 17 octobre, le matin à Rodez et l’après-midi à Millau. Engagé au niveau national, où il souhaite démultiplier la nouvelle association « La Droite Nouvelle » qui va d’abord éclore en Aveyron et dans laquelle il devrait jouer le premier rôle. Engagé au niveau départemental, où il se pose en rassembleur, notamment sur le dossier de l’hôpital médian en Sud-Aveyron. Sujet au cœur de la candidature à la mairie de Millau de Jérôme Rouve et sur lequel le député Arnaud Viala a été invité à réagir.

« D’abord je n’ignore rien et je ne conteste rien de ce qui été fait, de ce qui a été tenté, depuis des décennies, sur la question hospitalière du Sud-Aveyron par d’autres que moi parce que je n’étais pas en situation de responsabilités », indique-t-il d’abord. « Il y a eu des tentatives et il y a eu des échecs. Tous ceux qui ont tenté quelque chose ont le mérité de l’avoir fait. Je ne rends personne responsable des échecs, c’était le contexte. »

« Un dossier archi-prioritaire pour le Sud-Aveyron »

Et d’ajouter immédiatement : « En revanche, depuis quatre ans que je suis député, j’ai fait dans mon travail et dans mon esprit de ce dossier, le dossier archi-prioritaire pour le Sud-Aveyron. J’ai eu l’occasion de le dire à plusieurs reprises. »

Et de détailler : « Si on ne met pas au cœur du projet d’aménagement de ce territoire, et du futur de ce territoire la question de la Santé, rien n’est possible. On vit aujourd’hui sur ce que d’ailleurs le ministère de la santé lui-même qualifie d’exception géographique avec la continuité de l’existence de deux hôpitaux, un à Saint-Affrique et un à Millau, qui sont en mauvaise santé pour des raisons d’ailleurs qui ne sont pas complètement identiques. Ce n’est pas de la vie, mais de la survie. Et on a un couperet qui plane au-dessus de nos têtes et qui pourrait nous tomber dessus à n’importe quel moment. »

Le consensus en premier garde-fou

Le député précise ensuite qui sont les acteurs de ce dossier « majeur » : « Depuis quatre ans, nous avons travaillé d’arrache-pied et je dis bien nous. Nous, c’est qui ? Les maires des deux villes qui sont de bords différents (et donc le « républicain » Christophe Saint-Pierre qu’il soutient, NDRL) et qui ont travaillé sur ce dossier sans jamais chercher à tirer la couverture plus d’un côté que de l’autre. Et ce n’est quand même pas évident comme maire de travailler sur le projet de sortir l’hôpital de sa ville pour le mettre quelque part ailleurs. Mais aussi les présidents des communautés médicales des deux hôpitaux, le directeur du CHU de Montpellier, les deux directeurs de deux structures, jusqu’à ce qu’il y ait un administrateur provisoire unique, l’ARS et son nouveau directeur général. »

Et de prévenir :

« Ce travail s’est fait avec deux garde-fous : premier garde-fou, le consensus que je viens de décrire qui ne s’est jamais démenti ; deuxième garde-fou, l’engagement de sortir ce sujet du champ partisan et du champ politicien. »

« Je n’accepterai pas que ce dossier rentre dans le champ partisan »

Le député précise que pendant les dernières législatives de 2017, interrogé sur ce dossier, il a « tenu le même langage » et qu’aucun de ses concurrents n’est allé « sur le champ partisan ».

Et de moucher Jérôme Rouve, sans jamais le citer nommément : « Je n’accepterai pas qu’à l’occasion de ces Municipales, ce dossier majeur rentre dans le champ partisan et en plus qu’il y entre par la voie d’un candidat qui n’est pas aujourd’hui en situation de responsabilité, ni sur Millau, ni sur Saint-Affrique. On ne peut pas s’amuser à en faire un sujet de bataille électorale, d’autant plus qu’aujourd’hui, l’enjeu n’est pas uniquement local. »

Le comité de pilotage a demandé un arbitrage au plus haut niveau de l’Etat en saisissant le président de la République : « Ça a été fait au cours de l’été 2019, et le président a répondu de manière extrêmement explicite, lors de son déplacement à Rodez il y a 15 jours. Au micro à la mairie de Rodez, il a dit qu’il avait bien compris le message et qu’il souhaitait que l’hôpital médian se fasse. Dont acte. »

Etude de faisabilité quasiment achevée

Aujourd’hui, l’étude de faisabilité de l’hôpital médian est quasiment achevée. Elle comprend un volet immobilier, un volet ressources humaines à terme, un volet période transitoire « parce qu’on ne construit pas un hôpital en claquant des doigts », un volet requalification des sites des hôpitaux actuels. « Tout ça a permis au bout de plusieurs années de travail d’avoir une vision de ce que pourrait être le futur établissement, de ses liens avec le CHU de Montpellier, de ses liens avec la médecine de ville et de campagne du territoire et de saisir la plus haute autorité de l’Etat donc le président de la République de l’état d’avancement de notre réflexion », ajoute le député.

« Aujourd’hui, nous avons tout ce qui relève du format de ce projet. Par contre on n’a pas mis le point sur la carte. »