Saint-Victor. Les millitants de l’Amassada durcissent le ton

Après l'expulsion de la Zad de St-Victor, qui s'est déroulée sans heurts mardi 8 octobre, les militants de l'Amassada l'avaient promis : « Nous reprendrons la plaine ». Une manifestation a été programmée pour le samedi 12 octobre, afin de poursuivre leur mouvement de contestation d'un projet de construction d'un « méga-transformateur ». Mais contrairement à la journée de mardi, le ton s'est passablement durci du côté des opposants.

Une centaine de militants de l'Amassada ont tenté de pénétrer sur le site du futur transformateur de St-Victor.

Samedi 12 octobre à 14 h 30, une petite centaine d’Amassadistes, accompagnés d’enfants et de bébés, s’est mise en marche vers le site de construction du futur transformateur de RTE à Saint-Victor-et-Melvieu, d’où ils ont été expulsés le mardi précédent. La plupart arboraient des masques à l’effigie de la préfète de l’Aveyron, Catherine Sarlandie de la Robertie, dans le collimateur des militants. 70 gendarmes des brigades locales ainsi que des unités de maintien de l’ordre les attendaient.

Contrairement à la procédure d’expulsion du 8 octobre, le ton s’est rapidement durci du côté des opposants. Un groupe d’une cinquantaine de manifestants, certains cagoulés, s’est immédiatement dirigé vers les gendarmes. Insultes, jets de pierre, gestes et propos agressifs ont contraint les forces de l’ordre à riposter par des jets de lacrymogène et quelques coups de bouclier et matraques.

Les Amassadistes se sont ensuite répartis autour de l’enceinte grillagée, pour tenter de créer des brèches, et pénétrer à nouveau sur le site. L’épisode a duré près de deux heures, durant lesquelles une partie des manifestants continuait à jeter des pierres et insulter les forces de l’ordre, tandis que d’autres se tenaient plus à distance.

Les gendarmes ont fini par charger le groupe de manifestants les plus véhéments, qui a été contraint de battre en retraite. Quatre personnes ont été interpellées pour « violence contre personnes dépositaire de l’autorité publique avec armes, en réunion, menaces de mort et dégradation ».