Football. Les joueurs du RAF vont passer une batterie de tests

Trêve internationale oblige, pas de match pour l'équipe fanion du Rodez Aveyron Football cette semaine. L'occasion de récupérer, mais aussi d'effectuer des tests médicaux, cette semaine, sur Toulouse. Explications avec le préparateur physique, Thomas Frette.

Comment gère-t-on ces périodes de trêve internationale ?

La première chose, c’est que l’on essaye de faire récupérer, mais plutôt mentalement les joueurs. C’est pour cela qu’on leur a laissé quatre jours de libre. Parce qu’après, on ne va pas couper plus d’un jour avant la trêve de Noël. La deuxième chose, c’est de refaire un peu de fond physique. On va essayer de remonter les curseurs athlétiques. Pour nous amener jusqu’à cette trêve de Noël. Et puis sur cette période, petite nouveauté, on va faire des tests à Toulouse, une batterie de tests pour essayer de mieux connaître les joueurs, et essayer encore plus d’individualiser le travail. Notamment au niveau de la prévention des blessures, au niveau des déséquilibres. Afin de gagner un peu en pertinence, et d’être plus pointu sur ce que l’on fait.

Vous pouvez nous en dire plus sur ces tests ?

On va passer un test Cybex, pour regarder le déséquilibre quadris/ischios, par rapport notamment aux blessures des genoux. Ensuite un test de laxité au niveau des ligaments. Et également, on va voir une personne, qui est responsable de tout ce qui est déséquilibre biomécanique. Pour voir si on avait des joueurs sujets à ces déséquilibres, et pouvoir mettre en place un travail individualisé par la suite. On passe les tests au CHU de Purpan. Ce sont des tests qu’on aurait dû faire en début de saison, mais c’était compliqué. On va essayer de créer une routine, pour que l’année prochaine, on ait toute cette batterie de tests et essayer d’éviter quelques blessures. Je prends le cas d’Hugo Robert, qui s’était fait les croisés l’an dernier dès son arrivée. Peut-être qu’avec ces tests-là, faits avant, on aurait su, vu un déséquilibre… et peut être qu’on aurait pu lui faire un travail précis.

« Pour progresser, et pour essayer de tendre vers le « zéro blessure ». C’est l’objectif. »

Quel est le but de ces tests ?

Ces tests, c’est un « plus » pour le club. Cela ne va pas tout révolutionner, ce n’est pas ça qui va nous faire gagner cinq ou six points, ou gagner contre Clermont. Mais si on peut gagner juste un ou deux points de pourcentage en performance, il faut les prendre. Le championnat est tellement serré. Chaque joueur a son protocole, avant et après séance, qui dure environ 30 minutes. Le but, c’est de les améliorer. Pour progresser, et pour essayer de tendre vers zéro blessure. C’est l’objectif. On est tous des joueurs en sursis de blessure. Peut-être que ça va nous permettre d’avoir deux, trois blessés en moins dans la saison. Ce qui peut faire la différence en fin de saison.

Comment sont les joueurs physiquement, après près de deux mois de  compétition ?

Le championnat de Ligue 2, comparé au National, ce n’est pas du tout pareil. Surtout que l’on a décidé d’être prêt dès le début. On a super bien commencé. Là, sur les donnés GPS que j’ai, je n’ai pas senti de baisse chez les joueurs, en termes de kilomètres parcourus, en termes d’intensité. Notre credo, c’est de progresser. Parce que l’on doit passer un cap, et que l’on doit s’améliorer. On doit aller chercher encore mieux.

« contre Guingamp, On a quand même six joueurs qui ont fait plus de 12 kilomètres »

Un mot sur ces donnés GPS que vous venez d’évoquer ?

Cette année, on a le bonheur d’avoir des GPS. Chaque joueur est équipé pour l’entraînement et pour les matchs. Cela nous permet de faire un suivi. Cela nous permet de regarder par exemple l’intensité des matchs. On peut avoir une vision globale sur le long terme des joueurs. Chaque match est différent. Pour l’instant, nous, on est plutôt sûr de la transition. Beaucoup de course, à haute intensité. Le jour où l’on passe sur un jeu de possession, il y aura moins de valeur comme ça. Par exemple, on a plus couru à Guingamp, que sur les matchs précédents. Mais on était peut-être un peu moins explosif. On a le nombre d’accélérations fortes, le nombre de décélérations fortes, le nombre de sprints, le nombre de courses à plus de 21 km/h, la distance parcourue… On a quand même, contre Guingamp, six joueurs qui ont fait plus de 12 kilomètres. Moi, mon but en tant que préparateur, c’est que sur la saison, on garde ces valeurs-là, ou qu’on les améliore.

Est-ce que le changement de temps de ces dernières semaines a déjà un impact sur la préparation physique ou pas encore ?

Il faut faire attention. Quand il fait 12 degrés, il faut mettre plus de temps pour s’échauffer. Après, les terrains vont devenir un peu plus trempés, donc il faut être encore plus vigilant sur la prévention des adducteurs. L’été, il fallait faire attention à la déshydratation. Mais après, on n’est pas encore arrivé dans des températures extrêmes où là, ça change…