Une centaine de toits de bâtiments publics seront recouverts de panneaux photovoltaïques, à l’image de celui du PNRGC à Millau.

Dans le cadre de la lutte contre le changement climatique, une centaine de toits de bâtiments publics vont être recouverts de panneaux photovoltaïques. Les collectivités réunies autour de ce projet sont accompagnées par le Parc naturel régional des Grands Causses, dans le cadre de sa mission de lutte contre le changement climatique.

« Dans la charte actuellement en vigueur (2007-2022), les collectivités signataires se sont engagées à agir pour trouver des solutions au changement climatique », rappelle Alexandre Chevillon, chargé de mission énergie climat au Parc naturel régional des Grands Causses.
Plusieurs actions ont été déclinées autour d’un double objectif : réduire la consommation d’énergie et développer les énergies renouvelables.

Le territoire a fait un gros travail sur la question de l’éclairage public, la filière bois a trouvé un nouveau dynamisme. Aujourd’hui, c’est le solaire, l’une des sources d’énergie les plus conséquentes, qui continue à être valorisé à travers ce nouveau projet de toits photovoltaïques.

Une centaine de toits appartenant à des collectivités réparties sur l’ensemble du territoire vont ainsi devenir producteur d’énergie. « La production totale équivaudra à deux éoliennes », expliquait Arnaud Boudou, l’ancien directeur adjoint du PNRGC, lors d’un conseil municipal à Saint-Affrique en juillet 2019.

Les premiers travaux ont débuté début octobre à Saint-Affrique sur le toit des courts de tennis couverts de la Capelle.

« Dès 2009, les premiers projets solaires au sol ont été mis en place, sur des terrains délaissés, d’anciennes carrières, des friches ou des terrains pollués. Puis l’idée d’utiliser les toits, notamment sur des bâtiments publics a émergé », retrace Alexandre Chevillon. Le projet « long et complexe », a commencé à prendre forme en 2017. « Une étude a été effectuée sur plus de 3.000 édifices, pour déterminer ceux qui pourraient être équipés, en fonction des contraintes techniques et patrimoniales, du niveau d’ensoleillement… » Les collectivités ont ensuite été sollicitées.

Certaines n’ont pas voulu participer à ce projet, d’autres oui. Au final, plus de 20 communes ou communautés de communes ont donné leur feu vert et une centaine de toits se couvriront de panneaux photovoltaïques.

Une ingénierie commune au service du territoire

En termes de montage juridique et financier, plusieurs scénarios ont été proposés. Certaines collectivités ont choisi de porter elles-mêmes l’investissement et d’exploiter les panneaux en régie. « Dans ce cas, le Parc a été mandaté comme coordonnateur pour les études techniques et financières. Puis nous avons fait un appel d’offres commun, pour optimiser les coûts. Mais chaque structure a signé ses devis respectifs, et prendra en charge la mise en œuvre. »

D’autres ont opté pour la location de leurs toits à un tiers investisseur commun, qui développera les centrales photovoltaïques et coordonnera l’opération. C’est la SA Optarel et sa structure financière Avento, réunies au sein de la SAS « Soleil des Grands Causses » qui ont été choisies, pour effectuer les 5 millions d’euros d’investissement nécessaires au projet.

« Sans ce genre de montage, certaines communes n’auraient jamais eu la capacité de monter un tel projet. Et sans la mutualisation et la mise en commun de l’opération, il n’y aurait pas eu d’investisseurs partants », souligne Alexandre Chevillon.

Premières installations à Saint-Affrique

Les premiers travaux ont débuté début octobre à Saint-Affrique, du côté du terrain de tennis, dont le tout est en cours de désamiantage avant de recevoir ses panneaux. Ils se poursuivront du côté des salles des fêtes de Saint-Juéry et de Saint-Rome-de-Cernon. La centaine de chantiers s’étalera sur deux ans environ, de Séverac-d’Aveyron en passant par Millau, jusqu’à Arnac-sur-Dourdou.

« C’est la mission première des Parcs naturels régionaux : mettre une ingénierie commune au service du territoire, des signataires, donc des communes, quelle que soit leur taille, leur population, leur situation géographique. C’est aussi être force de proposition et d’arriver avec des opérations clés en main, concrètes et pratiques », conclut Alexandre Chevillon.

Pour participer à l’élaboration de la nouvelle charte du Parc naturel régional des Grands Causses, un questionnaire en ligne est disponible (lien ci-dessous). Il présente les 23 objectifs de la Charte en vigueur (2007-2021), illustrés par plusieurs actions récentes. Ce questionnaire reste ouvert jusqu’au 31 octobre 2019. Les résultats seront mis en ligne courant novembre.


Le Parc révise sa charte

Le Parc naturel régional des Grands Causses (PNRGC) se prépare à la révision de sa charte. Ce document de référence sert de guide à toutes les actions menées par les équipes du Parc, pour une période de 15 ans.

Pour élaborer la nouvelle charte pour la période 2022-2037, élus et habitants du territoire sont sollicités pour donner leur avis, leurs envies, et « inventer demain ». Pour cela, un questionnaire en ligne est disponible sur le site du PNRGC jusqu’au 31 octobre, où chacun est invité à donner son avis sur le passé, pour préparer le futur. Pendant quatre semaines, nous vous proposons de (re)découvrir quelques initiatives portées par le Parc naturel régional des Grands Causses depuis 2007. Début de la charte en vigueur jusqu’en 2021.

CLIQUEZ ICI POUR ACCÉDER AU QUESTIONNAIRE