Une technologie de pointe qui permet d'être efficient dans plusieurs domaines. @ADN12

Après avoir remplacé l’accélérateur de particules et la chambre coronarographie, l’hôpital s’est donc attaché à changer son TEP Scan. Un investissement de deux millions d’euros pour, espère la direction : « une qualité de diagnostic et technologique au sein de l’établissement ».

Mieux détecter les cellules cancéreuses

Le TEP Scan : un outil de précision pour une meilleure qualité de soins. @ADN12

Le TEP Scan est basé sur une technique d’imagerie médicale qui repose sur l’injection dans le sang d’un traceur faiblement radioactif. Il établit des images précises au niveau de la répartition du glucose radioactif. Les cellules cancéreuses, les métastases ou encore les récidives sont localisées plus facilement avec la vision d’une activité cellulaire anormale dû à l’absorption du glucose. Un simple scanner n’était pas en capacité de les voir. A posteriori, les soignants peuvent mieux adapter les traitements. En bref, c’est une précision millimétrée qui permet une qualité de soins au top niveau.

Des utilisations multiples

Claire Agius, responsable du service de médecine nucléaire, affirme que ses bénéfices sont multiples : « il permet une diminution de la dose radioactive à injecter, une amélioration de la radioprotection pour les soignants, un temps d’acquisition diminué de moitié, un meilleur confort du patient et une imagerie extrêmement précise ». Elle ajoute :

« on peut détecter une pathologie précocement et augmenter l’espérance de vie »

Cet outil servira donc principalement aux malades du cancer dans 85 % des cas mais aussi en rhumatologie, pour les maladies infectieuses, la pneumologie ou pour diagnostiquer la maladie d’Alzheimer (pour 15 % de son utilisation).

En 2018, 1 800 patients l’ont déjà utilisé. « En 2019, ils devraient être aux alentours de 2 600 à en bénéficier » souligne Claire Agius.

 

 

Seulement quatre en Occitanie

« Face à l’augmentation d’activité de 7 % du service, l’hôpital n’a pas hésité à s’engager en renouvelant cet appareil par un autre encore plus performant » explique le directeur du Centre Hospitalier de Rodez, Vincent Prévoteau, « l’investissement en termes d’imagerie est fondamental en cancérologie ». Selon lui, ils ne sont que quatre établissements hospitaliers en Occitanie à possèder un tel matériel : Rodez, Albi, Montpellier et Toulouse.

Manière de rappeler que l’hôpital de Rodez n’est pas un établissement de seconde zone comme l’affirme Claire Agius :

Le centre hospitalier ruthénois a un équipement de qualité pour assurer les soins en oncologie qui n’ont rien à envier aux autres. La petite taille de l’hôpital permet souvent un accompagnement plus humain et familial dans la maladie, ce qui est aussi un atout indéniable.