Au moment où le Ministre de l’Agriculture Didier Guillaume rencontrait les représentants agricoles aveyronnais à la Chambre d’Agriculture, son homologue à l’Economie, Bruno Le Maire était lui en préfecture pour s’entretenir avec les acteurs locaux de l’industrie automobile : les castonétois de Bosch et les viviézois de Jinjiang SAM, tous deux en situation économique critique.

Pour chacun, le Ministre est venu avec de bonnes nouvelles.

Abandon du plan social chez SAM

Alors que les salariés de Jinjiang SAM se trouvaient en grève depuis lundi 23 septembre après l’annonce d’un plan social menaçant la moitié des effectifs de l’usine decazevilloise, un accord a été trouvé ce jeudi 26 septembre.

Le Ministre de l’Economie a en effet annoncé l’abandon du plan social, ainsi que des engagements fermes du principal client de Jinjiang, -Renault-, sur les volumes de commandes des cinq prochaines années :

Un nouveau départ est lancé. Nous attendons désormais des investissements conséquents sur l’outil de production pour pérenniser le site… »

(Bruno Le Maire)

Un message d’espoir lancé aux salariés de l’usine aveyronnaise, qui ont dans le même temps décidé de reprendre le travail dès la fin de la rencontre ce jeudi 26 septembre. Ils maintiennent toutefois la réunion publique qu’ils avaient prévue ce jeudi soir au Laminoir de Decazeville (20h30) pour rendre compte de la situation à la population du bassin industriel.

Pression sur Bosch

Autre source d’inquiétude localement : la situation de l’usine Bosch à Onet-le-Château, toujours en attente d’un plan de diversification de la part de sa maison-mère allemande pour tenter de maintenir les 1 400 emplois du site.

Pour le Ministre de l’Economie, Bosch ne fait pas actuellement le nécessaire pour sauver l’usine de Rodez. Bruno Le Maire appelle le groupe allemand à accélérer le processus de diversification :

Il est temps de changer de braquet et de tenir ses engagements pour la sauvegarde de l’emploi. 

Le Ministre de l’Economie a annoncé qu’il avait par ailleurs demandé un entretien avec le président du groupe Bosch et qu’il ferait part de son mécontentement à son homologue allemand lors du prochain Comité Interministériel du mois d’octobre, assurant par la même occasion que la situation de l’usine ruthénoise serait examinée jusqu’à la Chancelière allemande Angela Merkel.

Des engagements qui là encore séduisent les représentants syndicaux, même si le secrétaire de la CGT-Bosch à Rodez, Yannick Anglarès, préfère attendre la suite :

C’est forcément positif mais maintenant on attend des actes. On reste attentifs, on verra ça courant octobre…

Réunis en Assemblée Générale à la suite de la rencontre avec le ministre, cadres et ouvriers ont donc décidé d’annuler la marche de protestation qu’ils avaient un temps envisagée pour attirer l’attention du Président de la République…