Saint-Affrique. Fil jeunes donne des clés pour éloigner les enfants des écrans

L’action « Ecrans, je contrôle » entre dans sa deuxième phase. Lors de la première, les élèves de 9 à 11 ans des écoles publiques saint-affricaines ont fait face caméra pour parler addiction aux écrans. Le comité Fil jeunes invite à débattre du sujet en découvrant ces saynètes filmées, le 1er octobre au Caveau, à 20 h.

Parallèlement aux actions de Fil jeunes, les professionnels de la petite enfance seront formés à éduquer les enfants aux écrans.

Il en a fait son cheval de bataille. Le comité Fil jeunes s’attaque depuis quelques mois à l’addiction des très jeunes aux écrans. « Une étude dit qu’on en a en moyenne 11 par foyer », pose le secrétaire de l’association, Thierry Lemoine. De l’enquête menée en mai auprès d’une centaine d’élèves de cycle 3 (9-12 ans) des écoles publiques de la Vilotte, il ressort que « 50% d’entre-eux auraient un téléphone personnel ». Après une série d’actions, comme celle, en mai dernier, de pousser tout ce petit monde à lâcher les écrans dix jours durant, la structure va plus loin.

Protéger les tout petits

« Les petits sont sollicités jusqu’à la poussette », alerte Annie Cailhol, présidente de Fil jeunes. Par facilité, parfois, par ignorance du danger, souvent, le smartphone, la tablette ou bien la télévision s’imposent à leur regard. Or chez les très jeunes, il est  avéré que l’utilisation des écrans bouleverse le développement social, moteur, cognitif et de l’attention. « C’est quelque chose qui échappe souvent aux parents », prévient Annie Cailhol. Un kit explicatif, entre panneaux informatifs et plaquette résumée, sera mise à disposition des structures de la petite enfance comme les écoles, la maternité, le Quai ou les cabinets médiaux du coin, dès octobre.

Engager la discussion

La ville va même désigner un « promeneur du net », ou référent, pour guider les jeunes sur les chemins tumultueux d’Internet. Des documents seront  téléchargeables sur le site de la Maison de l’éducation populaire (MEP) pour rappeler ce qu’est une consommation modérée, à chaque âge. Comme ces affiches de Serge Tisseron, psychiatre et spécialiste de la question, qui préconisent aucun écran avant 3 ans et pas d’Internet avant 9 ans. « Les jeunes sont trop souvent livrés à eux même sur le net, inscrits très jeunes sur les réseaux sociaux », reprend la présidente.

 « Ne pas diaboliser les parents »  

 Et parce que l’éducation aux écrans ne se fera pas sans parents, une soirée débat est prévue au Caveau de Saint-Affrique, le 1er octobre, avec l’expert de la petite enfance Franck Duvet. « Sans diaboliser ni culpabiliser les parents », rassure Thierry Lemoine, mais plutôt pour échanger, discuter et trouver des clés. Les enfants de cycle 3 des écoles publiques saint-affricaines poseront le décor de la soirée avec la diffusion des saynètes qu’ils ont jouées l’an dernier sur plusieurs thèmes liés à l’addiction aux écrans.

  • Soirée au Caveau de Saint-Affrique, mardi 1er octobre, à 20 h. Entrée libre.