Après de multiples petites manifestations aux alentours de Rodez, ATAF et son président fondateur, Martin Worou, ont décidé de passer à la vitesse supérieure. « Nous espérons renouveler cette manifestation tous les deux ans, en alternance avec Olemps qui œuvre également dans le même sens sur deux jours. Ici pour notre première, on met en place une seule journée, pour voir » informe Isabelle, une supportrice et dirigeante de l’association depuis 20 ans.

On avait jusque là l’habitude de faire des petites expositions. On est contents de notre journée, les Ruthénois ont répondu à notre sollicitation.

Le stand de bagues, bracelets…

Au programme, un marché africain à 14h avec huit stands, le tout animé par une initiation à la percussion avec Kisspolo puis à 18h, chants africains et djembés. Le groupe Gourous blancs et une association du Monastère ont à leur tour assurés le spectacle. En soirée, c’est KB Kiss et N’Zassa Fare qui ont pris à tour de rôle possession de la scène installée sur la place Foch pour faire danser la foule de curieux.

Rodez. Une première réussie pour Boulègue avec l’Afrique
Ambiance africaine place Foch

Mais un peu avant la danse, dès 19h, les tables ont accueilli près de 200 convives pour le dîner (12 €) au profit du centre de l’orphelinat de Lomé au Togo. Au menu : poulet, riz et sauce mafé (à base de cacahuètes). Et chacun pouvait doser ses épices !

Le stand maquillage

Un budget de 4000€ par an

« L’association a besoin d’un budget de 4 000 € pour continuer à œuvrer au niveau humanitaire » informe Martin Worou, le président de ATAF mais aussi professeur de mathématique au collège Fabre de Rodez.

Les échanges avec Lomé, la capitale Togolaise, sont réguliers. J’ai appris par hasard que c’était des sœurs de Rodez qui géraient à l’époque l’orphelinat de Lomé. Une coïncidence heureuse !

« Rodez. Une première réussie pour Boulègue avec l’Afrique » est verrouillé Rodez. Une première réussie pour Boulègue avec l’Afrique
Le marché aux tissus.

Aujourd’hui des fonds sont envoyés deux fois par an pour le bon fonctionnement du centre orphelinat :

Une ludothèque, une bibliothèque et du soutien scolaire sont gérés par trois salariés employés à mi-temps au centre togolais,

précise Martin Worou. L’association aveyronnaise fonctionne en partie grâce aux revenus des cours de percussions initiés toute l’année au Monastère et qui sont de 50€/an. Les cartes d’adhérent (5€/an) assurent un petit pécule supplémentaire, le reste vient des dons. Chaque année des personnes différentes de l’association se rendent au Togo et amènent du matériel, des fournitures scolaires, des livres… qui a dit que les Aveyronnais n’étaient pas généreux ?

Pour se renseigner sur les cours de percussion ou faire un don à ATAF, toutes les informations sont sur le site du Monastère ou sur la page Facebook de l’association.