Du miel solidaire chez les sapeurs-pompiers de Saint-Affrique

Depuis le mois de mai, les sapeurs-pompiers de Saint-Affrique ont accueilli deux ruches. Après trois mois de soins attentifs essentiellement prodigués par les deux apiculteurs du centre d’incendie de secours (CIS), Julien Théron et Philippe Azam, l’heure de la première récolte a sonné. C’est au rucher-école du saint-affricain qu’une dizaine de sapeurs-pompiers et leurs proches se sont retrouvés, pour procéder à l’extraction du miel jeudi 22 août.

Du miel solidaire chez les sapeurs-pompiers de Saint-Affrique
Tout le monde a mis la main à la pâte.

Les abeilles ont l’air de se plaire au centre d’incendie et de secours de Saint-Affrique. Arrivées il y a trois mois chez les sapeurs-pompiers, elles ont fourni une première récolte de miel, extrait au rucher-école du Saint-Affricain jeudi 22 août. Accompagnés de Marjory Massebiau, Xavier Pouget et Michel Vergely, membres actifs de la miellerie intercommunale, les 18 cadres gorgés de miel ont été « désoperculés », puis placés dans la centrifugeuse. Après quelques minutes, le premier filet doré a commencé à s’écouler, sous le regard fasciné de l’assistance.

Du miel solidaire chez les sapeurs-pompiers de Saint-Affrique
Philippe Azam, sapeur-pompier et apiculteur, enlève les opercules pour libérer le
miel.

Le miel a ensuite été versé dans le maturateur, où il restera pendant une semaine pour que les dernières impuretés remontent à la surface. Côté saveur, le miel de la caserne a des notes très sucrées, « probablement issues du nectar de légumineuses comme le trèfle, le sainfoin, ou le lotier, très présent ici », évalue Marjorie Massebiau.

Il faudra attendre la mise en pots pour connaître la quantité exacte de miel produit. Les pronostics ont fusé, de 10 kilos à 12 kilos pour les plus optimistes. Le miel sera vendu au profit duTéléthon. « J’ai été surpris par la vitalité de vos essaims, ils se sont bien installés, et ont bossé plein pot », commente Michel Vergely, conseiller communautaire en charge
dur rucher-école.

Compte tenu de la situation, c’est une belle réussite.
C’est une année noire pour l’apiculture. Au rucher-école, nous sommes passés de
100 kilos de miel l’an dernier, à 20 kilos cette année. Au niveau national, il y a eu
30 tonnes récoltées en 2018, on ne dépassera pas les 10 tonnes cette année. Les
abeilles ont été déstabilisées par un mois de février chaud, puis le retour du froid,
et enfin la sécheresse.

poursuit Xavier Pouget. C’est donc avec un double plaisir que les sapeurs-pompiers et les gourmands présents lors de cette soirée, se sont régalés du précieux liquide. Le miel sera
ensuite conditionné en pots de 125 g, et vendu au profit du Téléthon.