«Le 30 janvier 2019, Franck et moi-même sommes partis en Amérique du Sud pour une durée de 3 mois en «road trip ». Tous deux issus d’un BTS tourisme et passionnés de voyages nous avons opté pour le continent sud-américain ; pour son histoire, sa diversité culturelle, son ambiance et une jeunesse en pleine effervescence.
Nous avons choisi quatre pays : Equateur, Pérou, Bolivie et Brésil.

Il est vrai que la musique, la danse et le sport sont des éléments incontournables de la culture latine. Tout commence lorsque l’on voit ces maisons colorées sur les hauteurs de villes, les femmes arborent leurs tenues traditionnelles.


L’art urbain est partout présent où que l’on aille : du petit village de pêcheur à la grande mégalopole. Comme : Kobra (Bresil), Stinkfish (Colombie), Inti (Chili), Apitatan (Equateur) et bien d’autres.

 

Après l’art pré-colombien, place à l’art urbain

Depuis maintenant plusieurs années l’art de rue est une forme d’expression très utilisée en Amérique latine. Les précurseurs ont commencé aux Etats-Unis au début des années 70, à New York avec la culture hip-hop notamment. Le graffiti fut utilisé comme un acte de résistance en Argentine entre 1976 et 1983 contre une junte militaire dure avec les artistes. Avec le temps, les revendications deviennent plus sociales, le style est plus coloré avec pour certains une touche humoristique.

Street Art Tour

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De nos jours, dans la majorité des grandes villes que nous avons visitées : Quito – La Floresta (équateur), Lima Barranco (Perou), la Paz – Sopocachi (Bolivie) et Rio de Janeiro (Bresil), des associations mettent en place des visites guidées dans les quartiers en question.

La majorité de ces tours sont gratuits.
Comme par exemple le « Free Walking Tour Street Art » à Quito.
Par petits groupes de sept, nous avons flâné sous un soleil éclatant en ce début février. Le quartier de la Floresta est réputé pour être un quartier des plus paisibles à Quito : artistes, cinémas et Start up s’y retrouvent. C’est Martin qui assure la visite.
Ce jeune homme de 28 ans, issu de l’école d’arts de l’université de Quito, passionné de graffiti et graffeur lui-même, a su donner un sens à chaque petit détail, chaque élément des graffitis que l’on a vus. Nous avons également eu la chance de rencontrer des personnages emblématiques du quartier : un peintre sur toile que l’on surnomme « le maestro ». Une visite que je recommande fortement.

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Le plus intéressant c’est le fait de comprendre pourquoi ils ont fait ça, décrypter le code couleurs, un style d’écriture, l’appartenance à un « crew ».

Après ce voyage en me repenchant sur mes photos j’ai su apprécier le fait de m’être rapproché de cet art urbain qui est parfois perçu comme malveillant.


Tout près de chez nous, le graffiti est présent !

En effet l’événement « mur murs » est le premier festival de street art en Aveyron, parrainé par Jo di Bona et Amélie. Decazeville a su accueillir une vingtaine d’artistes fin mai et fin juin tel que Bishop Parigo, Operagraphiks, Monkey Bird Crew ou le collectif animalier, Vinie Graffiti, Stoul ou bien Kouka Ntadi et ses guerriers Bantus. Un point très positif pour cette ancienne ville minière qui reprend des couleurs. C’est un parcours d’environ un kilomètre et demi, permanent, à travers la ville. Une aubaine pour le tourisme aveyronnais.»