La Palestine à l’honneur à Gages

Le festival « Palestine en Campagne » s'est déroulé pendant trois jours à Gages. L'occasion de découvrir un territoire mal connu grâce à l'association Le Philistin, qui propose un autre regard sur la Palestine et le conflit qui l'occupe...

Rewaa Mershid et Jean-Marie Dansette, président de l'association organisatrice du festival. @ADN12

Tout commence en 2002, en Palestine, quand Jean-Marie Dansette rencontre Rémy, originaire de Figeac, lors d’une mission de protection du peuple palestinien, en aidant les agriculteurs à récolter leurs olives, pour les transformer en huile alimentaire.

A ce propos, Rémy évoque : « Les colons Juifs ne voulaient pas de nous, et n’hésitaient pas à nous tirer dessus. »

Import de produits palestiniens

Le fil conducteur de toute cette histoire est bien l’huile d’olive et par la suite, les produits palestiniens : « Jean-Marie est le premier importateur de produits palestiniens, et leur huile est délicieuse, de toute façon, il vaut mieux acheter leurs produits, et les faire travailler, plutôt que leur envoyer des chèques pour les aider », continue Rémy, en expliquant la genèse de l’association Le Philistin, créée en 2003, et présidée par Jean-Marie Dansette.

La culture avant tout

Et depuis, tous les deux ans, l’association organise le festival Palestine en Campagne.

« Ce festival se veut apolitique, plutôt orienté sur les échanges qu’ils soient culturels ou patrimoniaux, mais avec la Palestine, et Israël, il est difficile de ne pas évoquer l’actualité et la colonisation, prévient Rémy, même s’il est certain que les peuples s’entendraient très bien, sans les politiques ».

Cette année, plus d’une vingtaine d’artistes, conférenciers, journalistes, témoins, sont venus animer les trois jours que dure le festival, installé au stade de Gages.

Des Palestiniens à Gages

Vingt artistes, rejoints, au pied levé, par une autre vingtaine de touristes palestiniens, qui ont fait le déplacement à leurs frais ; « Le festival de Gages, est très connu en Palestine », souligne Rémy.

Au programme de ces trois jours : une exposition de photographies d’une jeune journaliste de 25 ans, qui raconte la vie de tous les jours à Gaza. Rewaa Mershid a aussi couvert toutes « les marches du retour », ces manifestations non violentes, que les Palestiniens organisent tous les vendredis en se rendant au plus près des barbelés, et qui bien souvent se terminent par les tirs des soldats israéliens, « A balles réelles », précise Rewaa.

Vacances en Palestine ?

Autre réunion d’information, celle de Sabri Giroud, directeur de l’agence Diwan Voyages, à Ramallah, qui organise des voyages culturels et solidaires, pour petits groupes d’une dizaine de personnes, à la rencontre de la Palestine et des Palestiniens. Là aussi, difficile de ne pas évoquer le second plan, politique : « Voyager en Palestine, apporte une aide considérable aux Palestiniens, d’autant plus que je propose de plonger le voyageur, au coeur de la société Palestinienne, de ses luttes et aspirations », expliquait Sabri Giroud, à un public déjà bien initié aux problèmes Palestiniens.

Sur les trois jours, pas moins de six conférences étaient organisées, huit concerts, et un repas sur deux de cuisine palestinienne et aveyronnaise, expos de peintres, de graffitis…