Rodez. Un nouvel entraîneur pour les joueuses du RAF

Mathieu Rufié, 36 ans, est le nouvel entraineur de la D2 féminine du RAF. ©ADN

Après une saison difficile, faire remonter la pente aux Rafettes sera un défi difficile à relever pour le nouvel entraîneur, qui se dit prêt.

La dernière saison a été particulièrement rude pour l’équipe féminine du RAF. Avec le coup dur de la descente en deuxième division après leur défaite 3-1 contre Metz le 25 avril dernier, suivi du départ soudain de la coach Sabrina Viguier au mois de juin, le moral ne volait pas haut. C’est pourquoi il a vite fallu faire venir un nouvel entraîneur, connaisseur des joueuses et du terrain, et prêt à prendre les rênes à la fois de l’entrainement des juniors et de toute la section féminine du RAF (double casquette que Sabrina Viguier renoncait à porter). Mathieu Rufié arrive donc comme le messie, dans une atmosphère compliquée.

Un coach 100% local

Mathieu Rufié, 36 ans, est un pur produit aveyronnais originaire d’Onet-le-Château  et qui n’a pas pu refuser l’opportunité de « rentrer dans (sa) ville ».

Alors qu’il entraînait une équipe féminine à Montréal depuis 2013, le RAF lui propose ce poste d’entraîneur de la D2 et de manager général de la section féminine, défi qu’il se sent capable de relever : « Etant ruthénois, on me propose ça, je ne me voyais pas le refuser ».

Si le Québec lui a appris, entre autres, à entraîner 80 à 100 jeunes sur un terrain, qui plus est couvert en hiver, c’est d’autres compétences qui lui seront demandées pour cette nouvelle saison au RAF : relever la tête de l’équipe avec, pour objectif, l’entrée en 1ere division. Et si on ne perd pas de vue l’idée de travailler pour s’améliorer, pour Mathieu Rufié l’important reste avant tout que « les filles retrouvent du plaisir à jouer ».

Savoir rebondir

Le championnat est prévu dans un peu plus d’un mois mais pour le moment l’idée principale du nouveau coach est de « prendre le pouls du groupe » et d’apprendre à connaitre les joueuses pour faciliter l’entraînement. L’équipe a « une revanche à prendre sur une saison difficile » et l’état d’esprit reste bon car les joueuses sont « revanchardes », explique Mathieu Rufié avec satisfaction. Et si l’idée principale de ce club de D2 est bien de reconquérir sa place en première division, il ne faut pas perdre de vue le plaisir de jouer car c’est avant tout « un projet humain et un projet sportif, l’un ne va pas sans l’autre »

Même de l’autre côté de l’Atlantique, Mathieu Rufié a toujours suivi les actualités du football, masculin comme féminin. Et lors de ses retours sur sa terre natale, il venait « très régulièrement voir les Rafettes jouer ».  Arrivé depuis huit jours seulement, le mercato de la nouvelle saison s’est fait sans lui mais il affirme avoir « 200% confiance dans les gens qui se sont occupés du mercato ». Par contre, il précise bien que l’année prochaine, il sera intéressé par avoir son mot à dire sur le recrutement. Et quand on lui demande si celui-ci est terminé, il répond avec un sourire en coin et un mystérieux « peut-être pas. Vous verrez ! ».

Objectif à affiner

Cet entraineur qui se décrit comme étant souple et laissant évoluer ses joueuses sur le terrain tout en sachant les recadrer, veut profiter du fait que « les Rafettes ont toujours eu des valeurs et une identité forte » pour ressouder l’équipe vers la ligue 1, ou simplement le plaisir de jouer. A suivre…

Les prochains matchs amicaux se dérouleront le week-end du 10 août contre Saint Etienne à Saint-Chely-d’Apcher. Le match de la semaine suivante reste à définir mais il sera suivi par celui contre Toulouse, puis Albi (en semaine, à Naucelle).