Saint-Affrique. Le cinéma le Moderne a changé de mains

Le cinéma Le Moderne a une nouvelle propriétaire depuis fin juin. © Le Progrès

Une page se tourne au cinéma le Moderne. Depuis fin juin, c’est Marjorie Julian qui mène désormais la barque. Elle prend la suite de Michel Martin et Jean-Marie Mourgues, qui assuraient la gérance depuis trente ans.

Rien ne laissait présager que Marjorie Julian deviendrait un jour gérante d’un cinéma. Cette Saint-Affricaine de 35 ans a fait des études dans la restauration, puis travaillé dans diverses entreprises. « Puis il y a quatre ans, on m’a proposé de travailler au Moderne. Je ne connaissais pas du tout ce milieu, j’ai tout appris sur le tas. »

Et Marjorie Julian se prend au jeu. Elle évolue rapidement, et endosse de plus en plus de responsabilités. « Depuis un an, je gérais tout : la programmation avec Denis Roussel, la comptabilité, les séances… Alors quand on m’a proposé de prendre la suite, je n’ai pas refusé. »

Un changement dans la continuité

Une nouvelle gérance donc, des nouvelles envies, mais une évolution toute en douceur. « C’est une chouette aventure qui commence, mais dans la continuité. J’ai déjà apporté des changements depuis un an avec, notamment dans la diversité de choix dans les films chaque semaine ».

L’ancienne salariée devenue entrepreneur a un objectif :

Offrir des séances à un large public, les enfants, les amateurs de films en V.O. qui sont de plus en plus demandés, et les séances suivies de débats qui plaisent beaucoup… Et proposer des glaces et des pop-corns.

Quant à l’épineuse question d’obtenir les films en sortie nationale, Marjorie Julian explique les dessous de l’univers de l’industrie cinématographique : « C’est très compliqué, parce que si on veut avoir les films au moment de leur sortie, les distributeurs nous imposent de faire 14 séances. Quand on n’a que deux salles, il ne reste plus grand place pour d’autres films. »

Si l’outil a déjà connu des améliorations au fil des années (rénovation de la première salle en 2000, création de la deuxième salle en 2004, passage au numérique et à la 3D en 2010), Marjorie Julian voit plus loin. Elle envisage de faire des travaux, « notamment dans le hall d’accueil, pour pouvoir développer les soirées à thème, les évènements. Mais chaque chose en son temps, cela viendra plus tard ». Puis jetant un coup d’œil dans la rue du cinéma écrasée de chaleur, Marjorie Julian se ravise : « Je vais quand même commencer par mettre la climatisation dans la salle du bas pour l’été prochain… » 

’équipe du cinéma le Moderne au complet : Marjorie Julian, la nouvelle gérante entourée de Denis Roussel et d’Olinda Julian. © Le Progrès