Saint-Affrique. Des panneaux photovoltaïques vont fleurir sur les toits des bâtiments publics

Une centaine de bâtiments publics du Sud-Aveyron accueilleront des panneaux photovoltaïques sur leur toit. © DR

Les élus de la communauté de communes du Saint-Affricain, Roquefort, Sept Vallons ont voté, lundi 1er juillet, une délibération qui ouvre la voie à la couverture de certains toits d’édifices publics.

« Un projet dont le but est d’atteindre l’équilibre énergétique pour 2030, en réduisant les consommations d’énergie, et en développant les énergies renouvelables ». C’est ce qu’a rappelé Arnaud Boudou, le directeur adjoint du Parc naturel régional des Grands Causses (PNRGC) aux élus communautaires, lundi 1er juillet. « Ce projet est long et complexe, mais qui a fini par aboutir », prévoit l’installation de panneaux photovoltaïques sur les toits d’édifices publics. « Une étude a été réalisée sur 3.600 bâtiments publics à l’échelle du Sud-Aveyron. Au final, 110 bâtiments ont été retenus dans 21 collectivités partantes pour ce projet. Ce qui représentera l’équivalent de production de deux éoliennes », a rappelé Arnaud Boudou.

Sur le territoire, Saint-Affrique, Saint-Juéry, Saint-Rome-de-Cernon ont répondu favorablement. Et la communauté de communes du saint-affricain, dont trois bâtiments verront prochainement leur toit recouvert : la halte-garderie (46 m2 de surface utile), l’aire d’accueil des gens du voyage (46 m2 de surface utile), et la piscine intercommunale (450 m2 de surface utile). « Les travaux commenceront dans l’été, et surtout à partir de septembre », indique le directeur adjoint du PNRGC.

5 millions d’investissement

« Une dizaine de collectivités capables de supporter le poids de l’investissement ont opté pour une exploitation en régie. Les autres, la majorité, ont choisi de mutualiser le sujet, et ont recherché un tiers investisseur. Ce qui est le cas de votre communauté de communes », a rappelé Arnaud Boudou. C’est donc la SA Optarel, et sa structure financière Avento qui ont été retenues pour « développer les centrales photovoltaïques, puis coordonner le développement de l’opération ». Et assumer les 5 millions d’investissement nécessaires. Optarel et Avento ont intégré une SAS “Soleil des Grands Causses”, « dont elles détiennent pour l’instant 100 % du capital, mais qui ouvrira son capital à la coopérative citoyenne locale en cours de création par le Syndicat mixte du PNRGC, à hauteur de 49 % », précise le directeur adjoint. La société C2A, basée à Versols-et-Lapeyre, détenue en partie par Avento réalisera les chantiers.

De nombreux bâtiments équipés à Saint-Affrique

Les élus communautaires ont approuvé la délibération qui prévoit que la SAS « Soleil des Grands Causses » exploitera les centrales photovoltaïques pendant 30 ans. Elle revendra l’électricité à un opérateur de son choix (EDF ou autre), selon un tarif régulé par la loi, et fonction de la puissance installée.

La communauté de communes percevra en échange une redevance annuelle de 3 € par m2 de surface utile, soit 1.626 € par an.

« A l’issue des 30 ans, deux possibilités : soit Soleil des Grands Causses démantèle les centrales photovoltaïques, soit le bail est reconduit », précise Arnaud Boudou.

Sur la commune de Saint-Affrique, l’opération concernera plus de bâtiments. Mardi 2 juillet, en conseil municipal, les élus ont délibéré en ce sens. Voici la liste des bâtiments publics qui seront équipés : l’église du Cambon, la gendarmerie et ses logements, un garage, l’église de Vendeloves, le hangar du stade, le boulodrome et le local du club de tennis, le groupe scolaire Blanchard-Caussat (pour l’administratif, l’école et le gymnase), la restauration centrale, la salle des fêtes, le centre des impôts, le local du Club de l’amitié et des 7 collines, le CAC, l’hôtel de ville, l’école maternelle gare, le Temple, l’Ehpad « La Sorgues », la mairie annexe et le Petit carré d’art.

Le Parc des Grands Causses reçu au ministère de l’Ecologie

« Pour les élus, l’intérêt est multiple. Ils sont acteurs de la transition énergétique. Et en termes de gestion patrimoniale, cela leur permettra d’évacuer un problème que personne n’arrivait à résoudre : le désamiantage de certains bâtiments, comme la salle de tennis ou le boulodrome, dont les travaux seront pris en charge par la SAS », indique le directeur adjoint du PNRGC.

« Une belle aventure, longue et complexe, exemplaire au niveau national », a souligné le président de la communauté de communes Alain Fauconnier. « C’est une reconnaissance de ce que fait le PNRGC dans tous ces domaines. »

Le Parc a en effet été retenu dans les contrats de transition énergétique du ministère. Le 9 juillet, Alain Fauconnier a été reçu au ministère de l’Ecologie donc, en présence de François de Rugy.

Le hangar du stade, le boulodrome, le local du club de tennis, ainsi que la piscine de Saint-Affrique vont recevoir des panneaux photovoltaïques. © Le Progrès