Onet-le-Château. Une nouvelle piste de diversification pour l’usine Bosch

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Présent sur le site castonétois ce jeudi 4 juillet, Heiko Carrié, président de Bosch France, a rencontré les salariés devant lesquels il a évoqué une nouvelle piste de diversification.

La mobilisation des organisations syndicales, des élus et de l’État serait-elle en train de payer ? Trop tôt pour le dire, mais pour Cédric Belledent, du syndicat Sud, l’État aurait amené cette nouvelle diversification qui concerne l’usinage de pièces en aluminium pour l’automobile.

Elle a été évoquée, ce jeudi 4 juillet, par le président du groupe Bosch France, Heiko Carrié, devant 700 à 800 salariés. 

Des volumes et de l’emploi

Un projet, encore au stade de l’étude, arrivé sur le bureau de la direction il y a tout juste trois semaines. D’après Cédric Belledent, cette diversification pourrait amener des volumes et de l’emploi. « Beaucoup plus » que les barres de torsion qui devraient générer vingt postes — projet prévu pour avril 2020. Mais cette annonce d’Heiko Carrié correspond à « notre coeur de métier », à savoir l’usinage, explique Cédric Belledent. Toutefois, le projet n’est pas encore assez avancé pour chiffrer l’investissement. 

Jérôme Pouget, du syndicat Sud, confie que les salariés « attendent désormais du concret. Qu’il y ait des projets industriels qui arrivent sur le site. » 

La direction s’engage à respecter l’accord

Lors de cette rencontre, Heiko Carrié s’est engagé à respecter l’accord de transition signé l’an passé, à savoir sauver 300 emplois d’ici 2021. « Un signe positif », pour Jérome Pouget. Pour rappel, la semaine passée, Heiko Carrié a évoqué la possibilité de voir 515 emplois en moins consacrés à la filière diesel, d’ici 2025. Un chiffre qui n’englobe pas les projets de diversifications évoqués. 

Du côté de Yannick Anglarès, secrétaire de la CGT Bosch, « on a rien appris de plus ». Le syndicat se serait même fait secouer par Dominique Olivier, directeur des ressources humaines de Bosch France, pour qui ce n’est pas « en agitant le drapeau rouge » que les solutions seront trouvées. Face aux annonces d’Heiko Carrié, Yannick Anglarès retient surtout les 515 postes en moins, cumulés à la pyramide des âges soit 200 personnes. « On serait donc 824 en 2025. » Mis à part ça, « il nous a sorti son discours qu’il nous sort depuis des mois et des mois, à savoir que la situation se dégrade ».