Onet-le-Château. À l’Ephad La Rossignole, les revendications entendues

Les représentants CGT au sein du CSE, de l'Union locale et du collectif Ehpad. ©ADN12

Après la mobilisation importante du personnel, le 29 avril, les représentants CGT et le conseil d’administration de l’Ephad La Rossignole à Onet-le-Château, ont engagé des discussions pour améliorer les conditions des salariés.

C’est un constat qui ressemblerait presque à une victoire pour les salariés de l’Ehpad La Rossignole à Onet-le-Château. Après avoir exprimé leurs revendications, le 29 avril, lors d’un mouvement de grève, le Comité social et économique (CSE) et la direction ont fait place à la négociation.

Satisfaction chez les salariés

Une rencontre où les représentants du personnel ont pu présenter, au conseil d’administration, les différentes revendications. Ce vendredi 28 juin, ils ont fait état de la situation actuelle. « Nous sommes satisfaits », présente, d’emblée, Jessika Caillet, adhérente CGT et élue au CSE de l’établissement. Une satisfaction qui fait écho à plusieurs mesures mises en place ou qui le seront prochainement. Parmi elles, le planning des salariés dont la durée du travail passera, normalement, au mois de septembre de sept heures à huit heures. Permettant ainsi, au personnel, de passer plus de temps auprès des résidents et de bénéficier de plus de repos. « Une mesure pour le confort de tous », précise l’élue au CSE.

L’autre satisfaction concerne la prévoyance santé, prise en charge à 50 % par l’employeur et à 50 % par le salarié. Mais aussi les congés pour enfant malade à hauteur de quatre par an jusqu’à ce que l’enfant atteigne l’âge de 13 ans. Le personnel a également obtenu deux jours par semestre de repos compensatoire pour le travail effectué la nuit. Qui vient s’ajouter aux deux jours dont bénéficient déjà les salariés. Et enfin, la possibilité de récupérer les jours fériés et celle de poser trois semaines de repos consécutives l’été. Ce qui n’était pas le cas jusqu’à présent.

Fatima Jaadour, déléguée au CSE de l’Ehpad et Jessika Caillet saluent le « dialogue instaurée » avec la direction et se réjouissent de voir deux contrats PEC (Parcours emploi compétence) passés en CDI (en septembre et octobre) auxquels s’ajoutent deux nouveaux CDI en plus.

« Une vraie crédibilité »

Depuis quelques mois, elles constatent que la solidarité au sein des équipes s’est renforcée, ce qui aurait favorisé la négociation auprès du conseil d’administration. « Elles ont obtenu une vraie crédibilité », salue Fabrice Massoulié, de l’Union locale CGT, qui rappelle que c’est la première fois au sein de l’établissement qu’il y a des délégués du CSE. Didier Pons, également de l’Union locale CGT ajoute : « Cela prouve l’importance d’un syndicat dans une entreprise. Il y a eu un vrai dialogue social. »

Une négociation qui pousse même, d’après les élues CGT au sein du CSE de l’Ehpad La Rossignole, certains salariés qui avaient quitté la structure, à revenir.