Handball. Le co-président Olivier Ferrand passe la main

Olivier Ferrand, à droite, met fin à treize années de présidence. ©ADN12

Dans un entretien que les deux co-présidents du ROC Aveyron Handball nous ont accordé, Olivier Ferrand a annoncé qu’il quittait son poste à l’issue de cette saison. Une nouvelle gouvernance, avec Benoît Courtin, actuel co-président, sera votée le 29 juin, à l’occasion de la prochaine assemblée générale.

C’est une page qui se tourne pour le ROC Aveyron Handball. Président depuis 2006, aux côtés de Jean-Louis Albouy dans un premier temps, puis de Benoît Courtin depuis la saison dernière, Olivier Ferrand souhaite désormais prendre de la distance. Toutefois, il restera membre du club : « C’est compliqué de lâcher le bébé comme ça. C’est très sentimental. Aujourd’hui, j’ai des joueurs que j’ai connus quand ils avaient encore la couche (rires). »

« Il faut savoir dire, je me mets en retrait. »

Treize années donc à la gouvernance du ROC Aveyron Handball qui prendront fin, le 29 juin, lors de l’assemblée générale du club. Une décision réfléchie qu’il avait déjà souhaité prendre l’an passé lorsque Jean-Louis Albouy avait pris ses distances. « On l’avait annoncé en janvier 2018 pour laisser une potentielle équipe se mettre en place et les accompagner jusqu’à l’assemblée générale de juin mais Benoît m’a demandé de rester une saison supplémentaire. » L’échéance approche et Olivier Ferrand, qui n’avait pas prévu de faire cette saison souhaite désormais laisser sa place : « Il faut savoir dire, je me mets en retrait. »

La nouvelle gouvernance sera donc connue à l’issue de l’assemblée générale du 29 juin, mais d’ores et déjà, Benoît Courtin, actuel co-président, ne souhaite pas  être seul à la tête du club. « Il y a plusieurs options possibles en matière de gouvernance, pour l’instant j’y réfléchis. Mais l’idée est d’avoir une approche collégiale des choses à la fois sur la partie sportive et sur la partie associative du club. Le ROC est une grosse machine. 380 licenciés, près de 400 000 € de budget, trois salariés, une trentaine d’encadrants… On ne peut pas travailler seul, il faut y réfléchir. »

Asseoir la position du ROC

Mais l’objectif sera de poursuivre le développement du Roc : « Ma vision des choses est de conserver ce qui fonctionne, de capitaliser sur l’organisation qui est très bien huilée et de pouvoir continuer à asseoir la position du ROC au sein de la collectivité. On y est très attaché. Et de poursuivre nos efforts pour former tous nos jeunes. Le ROC a toute sa place dans le sport ruthénois et aveyronnais. »

Benoît Courtin a pu profiter, cette année, de l’expérience d’Olivier Ferrand à qui il a souhaité rendre hommage : « On a piloté le club, tous les deux, de manière très complémentaire et j’ai profité au maximum de son expérience. J’ai été un peu comme une éponge avec lui, à lui poser des milliards de questions.  Il y avait énormément de choses à connaître et il m’a permis d’intégrer étape après étape, sujet après sujet. Je le remercie infiniment pour la manière dont il s’est ouvert à moi parce que ce n’est pas toujours évident d’accepter un nouveau co-président. Il y a eu une totale transparence et une grande complémentarité entre nous. Et le fait d’avoir été deux m’a permis de ne pas connaitre la solitude d’un dirigeant dans les moments compliqués. Le caractère collégial me semble important. » Les deux se sont en effet retrouvés sur plusieurs points communs, notamment les valeurs qu’ils partagent dues à leur passé de militaire.

« On oublie tous les soucis »

De toutes ces années, Olivier Ferrand retient surtout « les gamins ». « À la base, on fait ça pour eux. Bien sûr, il y a les équipes seniors qui sont les locomotives, car ce sont elles que l’on vient voir, mais la base c’est les gamins. Quand on les voit à la mi-temps du match investir le terrain, on est vachement content. C’est pour eux qu’on fait ça. Tout le temps passé, tous les soucis que ça peut générer, le temps de la mi-temps, on oublie tout. Beaucoup de clubs nous posent la question « Vous laissez faire ça ? » Mais oui, le terrain est avant tout à eux. »

S’il ne sera plus dans l’instance décisionnaire, son bénévolat sera toujours apprécié comme l’indique Benoît Courtin : « Il va rester membre du club pour continuer à faire profiter de son expérience dans les rouages et dans le fonctionnement du ROC. »

Le bilan de la saison sportive est à retrouver ce week-end sur notre site.