Decazeville. « Festival MurMurs Street’art », en avant pour l’aventure artistique à ciel ouvert !

Remise symbolique des clés de la ville de Decazeville à l'artiste et parrain Jo Di Bona. © Lilian Bathelot

Samedi 25 mai, le festival « MurMurs Street Art » a été inauguré à travers un acte symbolique de remise des clés de la ville de Decazeville par son maire François Marty, à Jo Di Bona, street artiste et parrain de l’événement.

C’est en présence de nombreux élus du territoire  qu’a été lancé le Festival « MurMurs ». Cet événement a réuni près de 200 personnes sur le parvis de la mairie de Decazeville malgré un temps maussade. Parmi eux, quelques acteurs street’artistes qui vont réaliser des œuvres « gigantesques », uniques dans la région !  

Ce fut l’occasion pour François Marty, maire de Decazeville, d’exprimer sa reconnaissance à Jo Di Bona et sa compagne Amélie, les parrains du festival. Il a remercié Decazeville Communauté d’avoir fait venir l’art urbain dans sa commune, « un projet bien ambitieux dont la ville verrait bien son prolongement l’an prochain ». François Marty a remercié également l’ensemble des partenaires et mécènes : l’Europe, La Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée , le Département de l’Aveyron, ainsi que tous les membres du Fonds de dotation A.R.T. et les acteurs associatifs et sociaux, l’ensemble des commerçants locaux.

Pour André Martinez, président de Decazeville Communauté, il est « aujourd’hui possible non seulement d’imaginer le futur, mais aussi de nourrir de réelles ambitions en matière économique, touristique et de bien-être ».

Michel Raffi, vice-président de Decazeville Communauté, en charge la commission du tourisme, du thermalisme et de l’animation commerciale indique que ce Festival « s’annonce riche, enthousiasmant et coloré » et que tous ces artistes street’art « sont les ambassadeurs éclairés de notre territoire ».

Roland Joffre, vice-président de Decazeville Communauté, attaché à la culture a déclaré qu’il s’agit là, « d’une magnifique aventure, parce qu’elle a permis de rassembler les forces vives du territoire ».

Jo Di Bona a déclaré « être très fier d’être présent à Decazeville et de pouvoir partager un peu de cet art avec tous ». Il a remercié l’accueil chaleureux de l’ensemble des élus et acteurs du territoire. Il a salué l’investissement dans ce projet de l’équipe de Decazeville Communauté (Xavier Dumini, Nicolas Viala, Marine Petit, Laetitia Cubaynes) ainsi que tous les artistes qui ont répondu présent « qui jouent le jeu, dont certains viennent de loin pour venir vivre ces moments avec nous, avec vous. »

Tous les élus du territoire présents pour ce grand événement de street

Christian Tieulié, vice-président du conseil départemental de l’Aveyron y voit « un symbole fort, tourné sur l’avenir pour permettre de donner une image de Decazeville et la communauté une nouvelle image ». Il s’est exprimé sur le fait que « chaque ville qui compose la communauté est en train de construire et de travailler les stigmates du passé et un énorme effort a déjà été fait de leur part. »

Enfin, Anne Blanc, députée de la circonscription, a souligné :

Aujourd’hui, la culture est un vecteur de développement économique, que souvent, dans nos territoires ruraux, il est difficile de comprendre. Pour autant, il n’est peut-être pas temps de comprendre les œuvres qui nous sont données de voir, mais peut-être, simplement, à se laisser porter par l’émotion qu’elles peuvent nous procurer. Regarder, se laisser impressionner ou non, car l’on n’est pas obligé d’aimer des choses mondialement reconnues. En revanche, l’on peut les apprécier modestement. Apprécier, comme étant un outil de notre territoire, l’appréhender et prendre chacun, ce qu’il veut. Aujourd’hui, c’est le street’art demain cela sera un spectacle d’art contemporain, la culture dans notre ruralité, est ici, un signale fort pour dire que tout peut se passer dans nos territoires. Nous devons en être fier et être les ambassadeurs de notre ruralité à travers la culture, l’économie et ce que nous sommes les uns et les autres.

« Rendre hommage à tous ces hommes et ces femmes qui ont créé cette ville »

C’est sous la conduite des techniciens de Decazeville Communauté avec la contribution de la Ville de Decazeville, que tout un chacun pourra voir évoluer les 20 chefs-d’œuvre produits par l’ensemble des street’artistes dans la ville de Decazeville. Chaque artiste, contribuant, sous des formes artistiques singulières et uniques, à proposer une nouvelle vision de la ville.

Le festival « MurMurs », piloté par Decazeville Communauté, a déjà été l’occasion pour les élèves en chaudronnerie du lycée de la Découverte, de réaliser une fresque collaborative qui s’est terminée vendredi 24 mai, avec l’artiste « Al », en amont du festival.

A cette occasion, M. Viragues, chef d’établissement, les enseignants et les élèves ont remercié Nicolas Viala, chef de projet du festival street’art (Decazeville Communauté) pour leur avoir proposé de prendre part à cet événement. Ils ont également remercié chaleureusement l’artiste « Al » de les avoir challengés afin de réaliser une œuvre collective dont chaque élève est fier d’avoir apporter son savoir-faire. « Al » a félicité les élèves pour leur investissement dans ce projet. « Ils n’ont pas compté leurs heures », a-t-il souligné.

Il a également expliqué qu’il a choisi de peindre le visage de Gilbert Deltort, qui a participé le 31 mars 1987, à la dernière coulée des aciéries de Decazeville, pour rendre hommage symboliquement, à tous ces hommes et ces femmes qui ont créé cette ville. Cette fresque qui appelle à un devoir de mémoire est à découvrir non loin du chevalement. 

©ADN12

Dimanche 26 mai, nous pouvions nous apercevoir des premières transformations des rues decazevilloises avec les premiers tracés et formes sur les murs dédiés. Enfin, ce lundi 27 mai, les artistes, BiSHOP(PARiGO) et Kouka ont rejoint leurs acolytes Jo Di Bona, Sifat, Kathrina Rupit – Kinmx, Iljin, Stéphane OPÉRA et Alber déjà en place.

Afin de pouvoir guider au mieux le public, Decazeville Communauté a communiqué, sur sa page Facebook, un planning prévisionnel des créations à voir en direct, sous réserve bien entendu, des aléas météorologiques entre autres.

Par ailleurs, tout au long du festival, des concerts rock ou jazz, du théâtre, des représentations de danse hip-hop et de danse espagnole, une exposition d’art contemporain et une rencontre avec les street’artistes courant juin accompagneront l’événement.

Pour l’heure, c’est avec un grand intérêt que chacun peut dès maintenant, parcourir Decazeville, tels des explorateurs de cette grande galerie à ciel ouvert !