Decazeville. À 30 ans, son casier judiciaire fait état 22 mentions

L'affaire a fait l'objet d'une comparution immédiate ce mercredi 17 avril. ©ADN12

Un homme était jugé en comparution immédiate, ce mercredi 17 avril, pour des faits de vols et de détention de produits stupéfiants. Le tout, en état de récidive légale.

Le 30 septembre 2018, à Livinhac-le-Haut, un particulier découvrait que son domicile avait été cambriolé. La télévision, l’appareil photo, des munitions, des chaussures et divers objets avaient été dérobés. Le 22 janvier, les résultats de prélèvements biologiques font mouche puisque des traces ADN permettent d’identifier l’auteur du vol. Un homme de 30 ans, père de famille, qui a fait l’objet d’une comparution immédiate ce mercredi 17 avril, devant le tribunal de Rodez.

Les murs s’érigent

L’individu, qui a reconnu les faits, porte 22 mentions dans son casier judiciaire. Il explique s’être baladé devant la résidence, où les vols ont été commis, quelques jours avant de passer à l’acte. Dans ses explications, il indique avoir voulu récupérer du bois dans le jardin. Avant de voir que la porte d’entrée avait été forcée. Il s’est alors précipité à l’intérieur pour dérober plusieurs objets.  Lors de la perquisition de son domicile, 25,10 grammes de résine de cannabis sont également retrouvés en plus des objets dérobés.

Le substitut du procureur de la République, Frédéric Coulomb s’est interrogé sur la volonté de réinsertion du prévenu. « Ce n’est pas comme cela qu’on se réinsère », indique-t-il. Et de dénoncer les faits de vols qui poussent les particuliers à construire des murs : « Lorsque les murs s’érigent, le lien social est impacté. Et vous y contribuez », précise-t-il en s’adressant au prévenu. Il a ainsi requis une peine de quinze mois assortie d’un mandat de dépôt. Une peine que lui-même a jugée clémente.

« La dernière chance »

Du côté de la défense, Me Bosc a plaidé en indiquant qu’une peine « ne servirait à rien d’autre que de couper, le prévenu, des efforts qu’il a déjà fait. Il n’y a pas de constitution de partie civile. Le mandat de dépôt me paraît disproportionné. »

Le tribunal prononcera donc une peine de douze mois de prison sans mandat de dépôt. Avant de prévenir le prévenu : « Ce sera la dernière chance. »