Maison d’arrêt de Rodez. « Par amour », elle dissimule du cannabis et de la cocaïne sous son sein

La tentative d'intrusion a eu lieu le 26 mars. Archive ©ADN12

Une femme de 18 ans a apporté un colis rempli de stupéfiants et d’une clé USB, mardi 26 mars, à son compagnon incarcéré. Pour ces faits, elle comparaîtra prochainement devant un tribunal correctionnel. Ce vendredi 29 mars, son petit-ami, lui, a dû se justifier, dans le cadre d’une comparution immédiate à Rodez, de la détention de cette « marchandise ».

« L’amour rend aveugle », dit le dicton. Et dans certains cas, il semblerait aussi qu’il fasse prendre des risques inconsidérés. Mardi 26 mars, « par amour », une jeune femme de 18 ans, originaire de Cahors (Lot), a livré à son compagnon, incarcéré de manière préventive à la maison d’arrêt de Rodez, pas moins de 33 g d’herbe de cannabis, 1 g de cocaïne et une clé USB remplie de musique. Pour ce faire, avec son fils de quarante-cinq jours sous le bras, elle avait dissimulé « la marchandise » sous son sein gauche. Pour ces faits, elle comparaîtra prochainement devant un tribunal correctionnel. Son petit-ami, en revanche, a été jugé en comparution immédiate, par le tribunal de grande instance de Rodez, ce vendredi 29 mars.

Déjà incarcéré deux fois

C’est un téléphone portable, présent dans la cellule d’un autre détenu, qui a permis de contacter un intermédiaire, à Toulouse, pour faire livrer « le colis » à Cahors, avant qu’il ne prenne la route de Rodez. Mais le prévenu a tenté d’apporter des précisions sur sa « commande » d’origine : « Moi, j’avais juste demandé du cannabis, pas de cocaïne ni de clé USB. »

Présent sur le territoire français depuis quatre ans, actuellement en situation irrégulière, l’homme a déjà quatre inscriptions à son casier judiciaire. Et a déjà été incarcéré à deux reprises, après des comparutions immédiates.

« L’enfant a failli être placé »

Lors de ses réquisitions, le ministère public a demandé « une sanction exemplaire et dissuasive », tout en rappelant certains chiffres : « Environ 42 000 téléphones pénètrent en prison, tous les ans. Quelque 70 000 détenus sont surpris avec de la drogue. Enfin, des armes sont introduites. L’actualité récente, à Condé-sur-Sarthe (Orne), nous le rappelle. » Et d’insister sur la situation dans laquelle s’est retrouvée la jeune compagne du prévenu : « Elle a passé 24 h en garde à vu, avec un enfant qui a failli être placé, si une cousine de Cahors n’était pas venue. » Douze mois de prison avec mandat de dépôt ont finalement été requis.

Les juges, après avoir reconnu coupable le jeune homme de 19 ans, l’ont condamné à six mois de prison avec mandat de dépôt.