Le Monastère. Il brûle trois bâtiments agricoles par vengeance

L'affaire a été jugé mercredi 20 mars. ©ADN12

L’homme était jugé par le tribunal correctionnel de Rodez, ce mercredi 20 mars. Les faits, eux, remontent à août 2017, après un différent avec son ancien propriétaire.

Un différent d’un peu plus de 1 000 euros qui risque de coûter cher à ce quinquagénaire, autrefois domicilié au Monastère et parti vivre à Castelnaudary (Aude), qui a été jugé par le tribunal correctionnel de Rodez, ce mardi 20 mars.

Le 3 août 2017, après avoir rendu son appartement à son propriétaire, également agriculteur, ce dernier lui réclame donc 1 000 euros supplémentaires pour des travaux de remise en état du logement. Une demande qui fait dégoupiller l’ancien locataire : « Je suis capable de cramer la grange », aurait-il même lancé, selon l’instruction.

Des dégâts encore non chiffrés

Fortement alcoolisé le soir même, l’homme passe à l’acte. Et selon maître Annabel Montels-Estèves, avocate des victimes – le Gaec et le propriétaire – ce n’est pas un mais trois bâtiments agricoles qui sont partis en fumée. « Sur l’un d’entre eux, il y avait des panneaux photovoltaïques… Vous imaginez l’étendue du sinistre. »

Le prévenu a justifié son geste par la colère qu’il pouvait ressentir envers son ancien propriétaire qui lui « parlait mal » et qui, lors de travaux à la ferme, « ne [le] payait pas ».

Suivi pour de nombreux troubles, notamment pour une dépendance sévère à l’alcool, le quinquagénaire a écopé de douze mois de prison, dont six mois avec sursis et mise à l’épreuve de trois ans avec une obligation de soins et d’indemniser les victimes, ainsi qu’une interdiction d’entrer dans un débit de boissons. Olivier Naboulet, procureur de la République, lui, avait requis vingt mois de prison dont huit avec sursis. Une audience sur intérêt civil a été fixée à septembre, le temps de chiffrer précisément le montant des dégâts.