Sébazac-Concourès. Pas la foule au grand débat national…

70 personnes en tout et pour tout. @ADN12

Le grand débat organisé à la salle de la Doline de Sébazac n’a pas attiré la foule…

La première constatation que l’on pouvait faire était que bien peu de monde se passionnait pour ce grand débat national. 70 personnes en tout et pour tout, élus locaux compris, ont répondu à l’invitation de la mairie, à la salle de la Doline de Sébazac.

Et pourtant, Bernard Ferrand, animateur du débat, soulignait que « toutes proportions gardées, vous êtes nombreux dans la salle, bien plus qu’à Rodez ».

Installés autour de quatre grandes tables rondes, les résidents de la commune ont débattu, sur différents thèmes proposés, « bien que rien ne vous interdit d’aborder, tous les sujets qui vous tiennent à coeur », précisait Florence Cayla.

« La démocratie est bien malade »

Fiscalité, CSG, coûts des nouvelles régions, impôts des grandes entreprises, niches fiscales, tarifs des maisons de retraite étaient les sujets préoccupants les plus discutés. Transition écologique, respect des Accords de Paris, transports en commun, alimentation saine, agriculture bio, déchets, Livret A de l’écologie… étaient aussi proposés. Autres sujets de débat : le fonctionnement de l’État, avec le constat que « la démocratie est bien malade », la complexité des dossiers administratifs, le salaire des élus nationaux, le pouvoir d’achat, l’impunité des élus, la corruption…

Ont été évoqués la citoyenneté, le vote obligatoire, la prise en compte des bulletins nuls, le casier judiciaire vierge pour tous les élus, deux mandats maximum pour tous les élus, la réduction du nombre de sénateurs et de députés… La liste n’est pas exhaustive.

En résumé, toutes les propositions demandées par les gilets jaunes, qui, et ils étaient quelques-uns à le rappeler, « N’oublions pas que c’est grâce aux gilets jaunes, si nous sommes ici », n’a pas manqué de rappeler l’un d’entre eux.

Autre constat, le peu d’intérêt, des jeunes pour ce grand débat, très minoritaires dans la salle, pour ne pas dire inexistants.