Débat d’orientation budgétaire. Le Département poursuit sa politique

Le débat d'orientation budgétaire s'est tenu, vendredi 25 janvier. ©ADN12

Lors du débat d’orientation budgétaire, vendredi 25 janvier, le président du conseil départemental, Jean-François Galliard, a évoqué une situation « bonne » et la « poursuite de notre politique ». Avant de proposer un « grand débat » à l’échelle de l’assemblée départementale.

Dans l’hémicycle du conseil départemental, vendredi 25 janvier, le président Jean-François Galliard a ouvert la séance constatant une situation du département « bonne ». Proposant dans la foulée de « poursuivre notre politique sous notre bannière Agir pour nos territoires ».

Lors des deux dernières années, le Département a investi plus de 67 millions d’euros.  Et les recettes de fonctionnement augmentent de 4,5 millions d’euros au titre d’une « péréquation horizontale » entre les départements au profit des territoires ruraux. 

« Un désir de centralisme inquiétant »

Au titre de la fiscalité, le président du conseil départemental évoque « un geste en direction des contribuables aveyronnais en n’augmentant pas le taux de base du foncier bâti ». Et de regretter la règle du plafonnement voulue par l’État à 1,2 % des dépenses de fonctionnement. « Nous avons respecté cet objectif même si j’ai refusé de signer cet engagement y voyant notamment un désir de centralisme inquiétant. » Autre inquiétude, cette année, celle de l’inflation estimée à 1,8 % qui rendra ce même objectif « difficile à respecter ».

Quant à son vice-président, André At, ce dernier s’est agacé de « recevoir des ordres du gouvernement » louant les mesures mises en place pour réduire l’endettement de l’Aveyron en les comparant à celles du gouvernement « qui voit sa dette augmenter ». En citant : « L’argent que l’on n’a pas n’a jamais enrichi personne », provoquant quelques rires au sein de l’assemblée.

Grand débat

En conclusion de son discours, Jean-François Galliard a exprimé son souhait de réaliser un grand débat à l’échelle de l’assemblée des conseillers départementaux :

Je pense que chacun d’entre nous, en fonction de son appétence devrait participer à ce débat. Je vous propose de nous réunir tous les 46 pour voir comment nous pouvons renforcer nos compétences, comment les textes d’en haut pourraient évoluer pour que nous devenions davantage maître de nos destinées.

Une initiative saluée par toute l’assemblée, opposition et majorité confondue.

Cette proposition du grand débat fait forcément écho au mouvement de contestation sociale actuel. Cette crise des gilets jaunes a donc été évoquée au sein de l’assemblée du conseil départemental. Sarah Vidal, conseillère départementale de Rodez, au nom du groupe Socialiste et Républicain, a pris la parole en parlant « d’un sentiment d’inquiétude, de doute et d’abandon partagé par nos concitoyens. Une inquiétude de voir, dans les territoires ruraux comme les nôtres, les services publics disparaître. » Des propos confirmés par Jean-Dominique Gonzalez qui a exprimé une besoin de recentrer la réflexion sur « l’humain ». Sarah Vidal a formulé le voeu « que le prochain budget soit celui qui contribue à améliorer le quotidien des Aveyronnais ». Pour Bertrand Cavalerie, conseiller départemental de Lot-et-Montbazinois, « les départements doivent être les chefs de file des solidarités humaines et territoriales pour permettre à chacun de bénéficier de services publics de qualité quel que soit son lieu de vie ».