Grand débat national (3/3). Mais au fait, comment ça marche ?

La préfecture donne les modalités du grand débat national. ©ADN12

La préfecture de l’Aveyron a présenté un communiqué sur la mise en place du grand débat national. Celui-ci, effectif depuis mardi 15 janvier, peut être à l’initiative des mairies comme des citoyens.

Alors que plusieurs mairies ont ouvert leurs portes, depuis plusieurs semaines, afin que les citoyens viennent s’exprimer en inscrivant leurs doléances au sein d’un cahier, une nouvelle phase a désormais lieu. Le gouvernement a en effet engagé, depuis mardi 15 janvier, un grand débat national. D’une période de deux mois (jusqu’au 15 mars), celui-ci abordera quatre thèmes : la fiscalité et les dépenses publiques, l’organisation des services publics, la transition écologique, la démocratie et la citoyenneté.

Des conférences citoyennes régionales

Le gouvernement a mis plusieurs outils en place pour établir un cadre à ces réunions. Tout d’abord, le grand débat national s’effectuera à partir de réunions d’initiatives locales. Chacun est libre de venir débattre et de se faire entendre. À compter du 21 janvier, les contributions des Françaises et des Français pourront être directement déposées sur le site www.granddebat.fr ou envoyées par courrier postal (Mission grand débat – 244, bd Saint-Germain, 75007 Paris).

Des stands de proximité seront installés dans des lieux de passages du quotidien. Ils permettront à ceux qui le souhaitent de donner leur avis sur les thématiques mises au débat.

Enfin, des conférences citoyennes régionales seront organisées, à partir du 1er mars, associant des Français tirés au sort dans chaque région à des représentants de diverses parties prenantes. Ils pourront participer à l’élaboration de pistes concrètes, donner leur avis sur ce qui ressort des premières semaines du grand débat.

Chacun peut avoir accès à la liste des débats organisés dans sa région sur www.granddebat.fr.

Qui peut organiser ?

Citoyens, élus et institutions, organisations à but lucratif ou non lucratif peuvent être à l’initiative d’un débat public. « Le gouvernement souhaite que le plus grand nombre participe et organise des débats », précise le communiqué.