Millau. Arrêté en possession de 826 cachets d’ecstasy

L'homme a été jugé en comparution immédiate ce lundi 24 décembre. ©ADN12

Âgé de 30 ans, un homme de nationalité roumaine comparaissait, ce lundi 24 décembre, au tribunal de Rodez pour transport, détention, acquisition et importation de produits stupéfiants. En l’occurrence, des cachets d’ecstasy.

Au tribunal de Rodez, ce lundi 24 décembre, un homme âgé d’une trentaine d’années comparaissait pour transport, détention, acquisition et importation de produits stupéfiants. C’est lors d’un contrôle, vendredi 22 décembre, sur l’aire du Larzac, que les services des douanes ont mis la main, à l’aide d’un chien, sur deux sachets contenant 826 cachets d’ecstasy. Ces derniers étaient dissimulés derrière le volant au niveau du filtre à air.

L’ecstasy contre 2 000 €

L’homme, déjà condamné en Roumanie pour des faits similaires, s’est procuré cette MDMA (3,4-méthylènedioxy-N-méthylamphétamine), à Paris, pour une somme de 2 000 €. Il se rendait en Espagne, pays où il réside, pour les revendre et espérait doubler le gain.

En possession de quatre téléphones au moment des faits, il a réussi à se débarrasser de l’un deux pour ne pas que les forces de l’ordre remontent jusqu’à la trace de son fournisseur. Le prévenu, qui a reconnu les faits, s’est ensuite exprimé devant les juges en expliquant regretter cet achat : « J’étais dans un moment de colère. Et en trois jours, je viens de perdre ma copine, mon argent et ma liberté. »

Un an ferme

Le procureur qui a qualifié cette drogue de « psychotique créant beaucoup de ravages » a requis 18 mois de prison avec mandat de dépôt, confiscation du véhicule, interdiction d’entrée sur le territoire français durant cinq ans et le règlement de l’amende réclamée par la douane à hauteur de 8 620 € (montant total de la marchandise). Lors des réquisitions, le prévenu, dans le box, a le visage enfoui dans ses mains. Avant de se lever, les yeux rougis par les larmes pour entendre la sentence prononcée par le tribunal. Les juges ont prononcé une peine d’un an de prison ferme avec mandat de dépôt, interdiction d’entrée sur le territoire français durant cinq ans, confiscation du véhicule et une amende douanière de 2 000 €.