Conques-en-Rouergue. Il porte des coups à sa compagne et à un enfant de 10 ans

L'affaire a été jugée au tribunal correctionnel, ce mercredi 21 novembre. ©ADN12

Au tribunal de Rodez, ce mercredi 21 octobre, un homme comparaissait pour violences sur sa compagne et sur mineur. Il a écopé de deux ans de prison dont six mois ferme sans mandat de dépôt.

À la barre du tribunal de Rodez, ce mercredi 21 novembre, l’homme, fébrile, reconnait en partie les faits qui lui sont reprochés. Si sa compagne, avec qui il vit toujours, a retiré sa plainte, celle envers le fils de cette dernière est effrayante.

Des paroles « humiliantes »

Déjà condamné par le passé pour avoir « tabassé » son ex-compagne qui l’avait quitté, le prévenu est cette fois accusé d’avoir porté des coups violents sur un enfant de 10 ans. C’est la marraine du petit qui a dénoncé les faits. S’il reconnait quelques coups, il affirme n’avoir jamais voulu « lui faire de mal ». Des coups de pied mais aussi des coups sur les jambes du petit garçon. L’avocate de la partie civile rapporte alors un voyage, entre Albi et Rodez, où le prévenu, assis sur le siège passager, se retournait pour asséner de violents coups sur les jambes de l’enfant.

En plus des violences physiques s’ajoutent des violences morales. « Gogol », « mongole », « Duracell » (en rapport à la pile que l’enfant a au niveau du cœur et qui lui permet de vivre), des paroles qualifiées « d’humiliantes », par le procureur de la République, Chérif Chabbi.

Ce dernier haussera le ton en qualifiant le prévenu de « salaud. N’ayons pas peur des mots. » Avant de crier les paroles qu’a rapporté l’enfant lors de son audition : « Ça me faisait mal ! » Et de mimer les gestes de violence dont le garçon a été victime. Il requiert donc deux ans de prison, assorti d’une mise à l’épreuve et d’un suivi socio-judiciaire. Le tribunal retient les violences commises à l’encontre de sa compagne et prononce une peine de deux ans, dont six mois de prison ferme ainsi que trois mois d’obligation de soins et une amende de 800 € pour le préjudice subi par le petit garçon.