Environnement. Christian Teyssèdre et Stéphane Mazars à la défense des nouveaux moteurs diesel

Les deux hommes politiques sont allés à l'encontre des déclarations de la ministre de la Santé. ©ADN12

Le maire de Rodez et président de l’agglomération, Christian Teyssèdre, et Stéphane Mazars, député de la première circonscription de l’Aveyron, tout deux membres de La République en marche, ont critiqué, ce mercredi 14 novembre, par le biais d’un communiqué, les propos qu’Agnès Buzyn, ministre de la Santé, a tenus à l’encontre des moteurs diesel. En filigrane, les deux hommes entendent défendre l’entreprise Bosch d’Onet-le-Château et ses 1 500 salariés.

« Si nous partageons les objectifs du gouvernement en matière de transition énergétique, nous tenons à marquer notre entier désaccord avec la ministre de la Santé lorsqu’elle déclare, le 13 novembre, « Le diesel doit clairement disparaître aujourd’hui de nos axes routiers ».

Ce désaccord en matière de communication envers le diesel a d’ailleurs été exprimé au ministre de l’Économie et des Finances par un courrier de Stéphane Mazars en date du 18 juin 2018.

Aussi, nous souhaitons rappeler ici nos positions :

  • Oui au respect de nos engagements internationaux en matière de diminution des gaz à effet de serre.
  • Oui à une fiscalité qui oriente l’ensemble des acteurs sur le long terme. 
  • Oui à un accompagnement par les pouvoirs publics d’une mobilité décarbonée en certains lieux, pour certains usages.

Mais, aussi :

  • Oui, le mix énergétique doit prendre en compte les différents types de mobilité. 
  • Non à l’utilisation du mot « diesel » de manière générique, non à cette stigmatisation car trop globalisée. 
  • Oui à la distinction entre les générations de motorisation diesel (norme Euro 6c et dispositif SCR). 
  • Oui à la reconnaissance de la responsabilité et des savoir-faire de nos ingénieurs, techniciens et ouvriers en matière d’innovations et d’applications pour réduire les particules fines. 
  • Non à la destruction de l’outil de travail et la réduction brutale des investissements. Place au temps de la recherche. Prenons ici l’exemple de la sortie programmée du glyphosate dont la méthodologie se doit de respecter tous les acteurs. 
  • Oui à un débat plus ambitieux en vue de réduire l’impact environnemental de nos modes de transport. Il ne s’agit pas de stigmatiser brutalement une technologie en particulier ou d’en promouvoir aveuglément une autre. Le débat se situe plus largement, sur celui des mobilités (le dernier kilomètre, les dix derniers, les trajets du quotidien, les longs trajets supérieurs à 100 km, les transports de voyageurs, de passagers, les engins dans l’activité économique, etc.). En raisonnant ainsi, sur un temps acceptable par toutes les parties, nous sommes confiants dans l’engagement de tous pour atteindre nos objectifs communs. 

Cessons le « basching anti-diesel » ! Plaçons le débat en termes de mobilités du quotidien, d’emplois, d’innovations des politiques publiques de transport. »