Aveyron. La Fédération du bâtiment et des travaux publics fait le point

L'assemblée générale a eu lieu à la chambre de commerce et d'industrie, à Rodez. ©ADN12

La Fédération du bâtiment et des travaux publics de l’Aveyron, s’est réunie, vendredi 9 novembre, à Rodez, à l’occasion de son assemblée générale annuelle.

Les entreprises aveyronnaises du BTP se sont réunies, vendredi 9 novembre, à la chambre d’industrie et de commerce dans le cadre de sa 92e assemblée générale. L’occasion de faire le point sur l’état du BTP.

En Aveyron, 209 entreprises adhèrent à la Fédération du bâtiment et des travaux publics (FBTP) pour 3 700 salariés (hors intérim) et un chiffre d’affaires de 1 143 millions d’euros (année 2017). Cependant, l’emploi stable progresse peu dans le secteur du BTP (+ 1,8 %), toujours en Aveyron, quand il augmente de 4,8 % en Haute-Garonne et de 3,9 % dans l’Hérault. En revanche, l’emploi intérimaire augmente (+ 11,5 % dans le bâtiment et + 58,6 % dans les travaux publics).

Sur le plan financier, les délais de paiement dans le BTP sont, en moyenne, de 43 jours contre onze dans tous les autres secteurs confondus.

Des mesures « qui plombent nos activités »

Dans son discours, Daniel Druilhet, président de la FBTP12 a évoqué plusieurs mesures « qui plombent [leurs] activités ». À savoir, la diminution du prêt à taux zéro « qui a rincé de 8 % les ventes de maisons individuelles ». Ou encore l’augmentation du gasoil blanc. Mais aussi la suppression du gasoil non routier « qui va rajouter 50 % au coût de l’énergie, spécialement en travaux publics mais aussi pour le bâtiment dans une moindre mesure ». Il évoquera aussi « le 80 km/h qui rallonge nos déplacements et qui met [les] salariés et [les] entreprises dans une grande insécurité juridique et pénale ».

Concernant les collectivités locales, les budgets, pour 2019, s’élèvent à 291 millions d’euros dans les travaux publics et 166 millions d’euros dans le bâtiment. Des chiffres en progression. Daniel Druilhet imagine donc une année 2019 « animée pour cause d’imminence des municipales ». Il met, tout de même, les entreprises en garde :

Je vous engage à faire preuve de prudence, notamment dans les embauches, car si on n’est plus au creux de la crise, nous ne sommes pas non plus dans une reprise nette et franche.