Viols à Saint-Affrique. José Rodriguez condamné à 17 ans de réclusion criminelle

José Rodriguez a été reconnu coupable. Il est condamné à 17 ans de réclusion criminelle. ©ADN12

La cour d’assises de l’Aveyron a reconnu coupable, mercredi 14 novembre, José Rodriguez et l’a condamné à 17 ans de réclusion criminelle. Les jurés ont été plus sévères que le ministère public.

Lors du dernier jour d’audience de l’affaire des viols de Saint-Affrique, ce mercredi 14 novembre, les jurés de la cour d’assises de l’Aveyron ont condamné José Rodriguez à 17 ans de réclusion criminelle pour les viols de M. C., mineure au moment des faits, et de sa compagne, C. S. durant trois ans (2014, 2015, 2016). Ainsi qu’une période de sept ans de suivi socio-judiciaire, assortie d’une injonction de soins.

Sur le plan civil, José Rodriguez a été condamné à verser 15 000 € de dommages et intérêts à sa compagne C. S., 20 000 € à M. C., et 8 000 € à la mère de cette dernière. Enfin, 2 500 € s’ajoutent au titre de l’article 375 du code de procédure pénale. 

Quinze ans de réclusion criminelle requis

En premier lieu, Fanny Moles, avocate générale, est revenue sur les faits, en détails, des deux accusations portées à l’encontre de José Rodriguez. Avant de définir le viol comme une « réduction de l’autre personne à un objet ». Elle a ensuite indiqué que « la culpabilité de M. Rodriguez était difficilement contestable ». Elle a requis quinze ans de réclusion criminelle, assortie d’un suivi socio-judiciaire de sept ans. En cas d’inobservation de ce suivi, elle a requis cinq années d’emprisonnement supplémentaires. Les jurés l’ont suivi sur ce dernier point.

« Le doute doit profiter à l’accusé »

La parole a ensuite été donnée à la défense. Durant une heure et demie, Me Jimenez a insisté sur « l’absence d’éléments matériels qui ne permettent pas de caractériser les faits de viols. Aucune trace d’origine humaine n’a été trouvée dans la cave par la police scientifique. Aucune preuve ne condamne M. Rodriguez. » Il a regretté les carences « trop nombreuses » au cours de l’enquête mais aussi l’absence de témoins clés, à la barre, et « la fluctuation dans les différents témoignages » au cours de l’instruction.

Ainsi, il s’est adressé aux jurés en haussant la voix et en expliquant que « le doute doit profiter à l’accusé. Je vous demande d’acquitter M. José Rodriguez ».

Avant le délibéré, José Rodriguez s’est exprimé une dernière fois :

Je m’excuse d’avoir dit de mauvaises paroles à M. C. (victime) et sa mère, mais également à C. S. (sa compagne, aussi victime) de na pas avoir vu sa souffrance. Mais je ne peux pas m’excuser de quelque chose que je n’ai pas fait.

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