Éducation. 40 % de grévistes dans le premier degré en Aveyron

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Ce lundi 12 novembre, un mouvement national a été lancé par l’ensemble des partenaires sociaux. Une première depuis 2011. En Aveyron, un rassemblement est prévu à 14 h, place d’Armes, à Rodez. Les enseignants protestent contre les choix budgétaires de 2019.

Voilà sept ans que tous les syndicats, représentant l’ensemble des personnels de l’Éducation nationale, n’avaient pas appelé à une journée de grève commune. En ce lundi 12 novembre, selon le SNUipp-FSU, premier syndicat du premier degré en France, 40 % des enseignants ont cessé le travail en Aveyron. Concernant le secondaire, « les chiffres devraient être variables d’un établissement à un autre : entre 30 et 50 % », annonce Sylvain Lagarde, le secrétaire départemental du Snes-FSU.

Rassemblement à 14 h à Rodez

À Rodez, deux enseignants sur sept sont grévistes à Paul-Ramadier ; deux sur trois, à Paraire ; cinq sur sept, à Foch. Il n’y a pas de grévistes dans les autres établissements. Autre exemple, à Baraqueville, à l’école Georges-Brassens, l’ensemble du personnel a cessé le travail.

Cet après-midi, à 14 h, un rassemblement, avec prises de parole, est prévu place d’Armes, à Rodez. Une manifestation n’est pas à exclure, alors qu’un parcours a été déclaré à la préfecture.

2 650 enseignants en moins dans le secondaire

Dans le secondaire, les professeurs protestent contre la suppression annoncée de 2 650 postes d’enseignants et de 400 administratifs, à l’échelle nationale. « Ils ne tiennent pas compte de la croissance démographique, lance Sylvain Lagarde. De plus les réformes du lycée et du baccalauréat seront de nouveaux leviers pour d’autres suppressions de postes. Cela entraînera la dégradation des conditions d’apprentissage et d’enseignement. »

De leur côté, les enseignants du premier degré rejettent l’argument de l’État qui prévoit de créer 1 600 postes. « Avec la poursuite du dédoublement des classes de CP et de CE1, en zones prioritaires, on va consommer à peu près 4 000 postes, estime Antoine Cantais, secrétaire départemental du SNUipp-FSU. Les 1 600 ne suffiront donc pas. Cette réalité touche particulièrement l’Aveyron, comme les écoles de Decazeville. »

Des revendications salariales

Tous ont des revendications salariales. « Il y a la frustration des profs, poursuit le secrétaire départemental du Snes-FSU. Avec le gel du point d’indice, on estime que nous avons perdu entre 10 et 15 % de pouvoir d’achat. La réponse de l’État c’est : « on va vous donner des heures supplémentaires. » C’est le retour du « travailler plus pour gagner plus ». »

Les syndicats espèrent, qu’à l’échelle nationale, le mouvement sera majoritaire et donc suivi à plus de 50 %.