Saint-Geniez-d’Olt. Le lait de chèvre fait le bonheur des éleveurs

À 27 ans, Théophile Valentin-Assier est installé depuis 2016. ©ADN12

Avec son père et un troisième associé, Théophile Valentin-Assier, 27 ans, dispose d’un cheptel de 400 animaux. Un secteur d’activité plus lucratif que le lait de vache ou de brebis, avec une production bien mieux rémunérée.

L’Aveyron, terre d’ovins et de bovins… Mais pas que ! Les caprins y ont aussi toute leur place, alors que 200 éleveurs se dédient à leur élevage. Parmi eux : Théophile Valentin-Assier, installé à Sarnhac, à Saint-Geniez-d’Olt. En 2016, le jeune homme a rejoint le Gaec de Sarla, composé de son père et d’un autre associé. Ensemble, ils disposent d’un cheptel de 400 chèvres.

La chèvrerie accueille deux races : des alpines et des saanens.

Le lait de chèvre est une activité rentable, comme en témoigne l’agriculteur de 27 ans :

Les 1 000 L, en moyenne sur l’année, sont achetés 720 €. Nous faisons 1 100 L de lait par chèvre et par an. 50 % des chèvres sont en gestation longue, pour des raisons économiques et de travail. Nous avons moins de naissances et du lait toute l’année, en sachant que le lait est mieux payé en octobre-novembre, autour de 840 € les 1 000 L*. Les prix sont corrects, même si ça peut toujours être mieux…

Chevriers de père en fils

La production du Gaec de Sarla, via un collecteur, prend la direction de la coopérative laitière Terra Lacta, à Caussade (Tarn-et-Garonne), avant d’être dispatchée sur l’ensemble du territoire. Le siège social de Terra Lacta se trouve, lui, dans les Deux-Sèvres, lieu historique du lait de chèvre, dont le marché est actuellement en pleine essor (lait UHT, yaourts…).

Une partie des chevreaux de Théophile Valentin-Assier – environ 200 sur 400, tous les ans – partent à la Coopérative des chevriers du Rouergue, à Espalion, où ils sont engraissés avant d’être destinés, surtout, aux marchés italien et espagnol. « En France, c’est presque le néant », insiste l’éleveur. Les autres servent au renouvellement.

Pour Théophile Valentin-Assier, le lait de chèvre est une histoire de famille. Son grand-père, en 1973, a été l’un des premiers chevriers de l’Aveyron. Son père, de son côté, s’est installé en 1983. Une vocation qui fait des petits. 

*au quatrième trimestre 2018, le lait de vache se vend 370 € les 1 000 L.

50 % des chèvres sont en lactation longue.