Destruction d’une parcelle OGM à Druelle-Balsac. Les Faucheurs volontaires assument et se dénoncent à la justice

Ils étaient quinze, devant le tribunal, pour déposer leur liste. ©ADN12

Deux mois après s’être introduits sur le site de la station de recherche RAGT 2n, à Druelle, et avoir anéanti près de 2 ha de tournesol OGM, dédiés à la recherche, les militants assument leur acte pleinement. Ils ont déposé la liste des 58 participants, ce mardi 16 octobre, au Tribunal de grande instance de Rodez.

Ils assument pleinement leur action. Quinze des 58 Faucheurs volontaires, qui ont détruit 2 ha de tournesol OGM, le 15 août, au sein de la station de recherche RAGT 2n de Druelle-Balsac, ont déposé la liste des participants au tribunal de Rodez. Ils se sont donné rendez-vous, ce mardi 16 octobre. Jean-Claude Julien, l’un des militants, prend la parole au nom du collectif :

Nous avons mené cette action de jour et à visage découvert, contrairement à ce que RAGT a pu dire. Quelques-uns avaient des masques médicaux en raison d’allergies aux pesticides.

Après le fauchage, une personne a été entendue par la police. Une plainte a été déposée. Pour le moment, aucune interpellation n’a eu lieu, selon les activistes.

Alors que la société RAGT Semences dénonce une attaque sur des produits de recherche qui « n’ont rien à voir avec la cause que [les faucheurs] défendent », ces derniers, toujours à travers Jean-Claude Julien, affirment en revanche être fidèles à leur combat : 

RAGT fait de la recherche et commercialise. Ce n’est pas de la recherche fondamentale, mais de la recherche appliquée. Je le dis : M. Guerreiro est un menteur. Ils sont comme tous les semenciers.

Les anti-OGM, qui seraient environ 2 000 sur le territoire national et 250 ou 300 en Occitanie, ont en effet d’autres procès, en cours et à venir, ailleurs en France, comme en Côte-d’Or.

Pour les Faucheurs volontaires, ce sont deux visions qui s’opposent : d’un côté, un point de vue industriel et chimique ; de l’autre, une vision agroécologique. Ils se disent prêts, d’ailleurs, à confronter leurs idées avec celles de leurs opposants : « Nous voudrions un débat ouvert. Il n’y a aucun problème. Nous sommes pacifistes. »