À Druelle-Balsac, le député Stéphane Mazars visite et soutient RAGT Semences face aux anti-OGM

Laurent Guerreiro, directeur général de RAGT Semences, a fait visiter le centre de recherche au député Stéphane Mazars. ©ADN12

Le député s’est rendu à la station de recherche RAGT 2n, à Druelle-Balsac, ce lundi 15 octobre. Il est revenu, entre autres, sur l’action qui a été menée par des « activistes » le 15 août.

Crédit d’impôt recherche (Cir) et militants anti-OGM. Voilà ce qui est principalement ressorti, ce lundi 15 octobre, de la visite des locaux du centre de recherche RAGT 2n, à Druelle-Balsac, par Stéphane Mazars, député de la première circonscription de l’Aveyron. Depuis qu’il a été élu, le parlementaire rencontre régulièrement le tissu économique de son secteur.

« C’est inadmissible »

Mercredi 15 août, une cinquantaine de militants anti-OGM se sont introduits dans l’enceinte du centre de recherche de Druelle-Balsac. Masqués, ils ont détruit une parcelle de quelque 2 ha de tournesols, sur lesquels était testée leur résistance face à certaines maladies. Exactement deux mois après cette action, Stéphane Mazars a apporté son soutien à RAGT Semences :

Nous sommes dans un État de droit. Chacun peut donner sa position. Je suis un élu de la nation. Je crois dans nos institutions. Mais c’est inadmissible d’anéantir un outil de travail qui résulte de plusieurs années de recherche. Une centaine de salariés ont mal vécu d’être pointés du doigt.

Au-delà de la perte financière, Laurent Guerreiro, directeur général de RAGT Semences, déplore toujours les années de travail qui ont été « anéanties » :

Certaines plantes avaient dix ans… Elles allaient entrer au catalogue.

Ils dénoncent aussi une action incompréhensible :

Ils (les auteurs) savaient très bien qu’ils allaient saccager des produits de recherche qui n’ont rien à voir avec la cause qu’ils défendent.

Une plainte a été déposée par RAGT Semences, mais aussi par le Comité technique permanent de la sélection (CTPS), qui dépend du ministère de l’Agriculture, et l’institut technique Terre Inovia, qui avaient fait appel au site druellois pour mener des expérimentations.

De leur côté, les militants anti-OGM ont prévu une action, ce mardi 16 octobre, en début d’après-midi. En solidarité avec les interpellés suite au fauchage des tournesols, une liste, avec les noms de tous les participants, sera remise au tribunal de grande instance de Rodez.

Vers le maintien du crédit d’impôt recherche

Concernant le Cir, l’élu a voulu « se rendre de compte de l’impact » que cette mesure générique de soutien aux activités de recherches et de développement peut avoir sur le groupe RAGT. Alors que Laurent Guerreiro affirme que ce crédit d’impôt est « stratégique » et qu’il est l’équivalent à « 25 % de [son] budget », Stéphane Mazars, lui, soutient d’ores et déjà qu’« il n’y aura pas de remise en cause (du Cir) dans la prochaine loi de finance ». Le député félicite aussi l’entreprise pour « son modèle vertueux et de transparence concernant l’argent qui est dédié à la recherche ».