Immobilier. L’état du marché à Rodez

Les biens les plus chers atteignent les 2.500 € le mètre carré. ©ADN12

Le chef-lieu de l’Aveyron n’est pas la ville la plus bon marché du pays, même si certains quartiers restent abordables. Où se trouvent les biens les moins chers ? Quels sont les quartiers les plus huppés ? D’autres villes bénéficient-elles de leur proximité avec la préfecture ? La réponse avec un professionnel, Benoît Druot.

Plus de demandes que d’offres

C’est la loi la plus élémentaire du marché : plus la demande est supérieure à l’offre, plus les prix augmentent. Rodez en est l’exemple type. « De manière générale, nous avons peu d’offres et beaucoup de demandes, insiste Benoît Druot, gérant de trois agences éponymes à Rodez, Espalion et Baraqueville. Quand un bien est au bon prix, la vente intervient entre trois et six mois. Des délais plutôt courts. Contrairement au reste du département, on sent le dynamisme de la ville et de son agglomération. »

Benoît Druot sent

La boucle d’or

Le tour de ville – composé des boulevards d’Estourmel, Belle-Isle, Laromiguière, Denys-Puech et Flaugergues – est le secteur le plus convoité de Rodez, en ce qui concerne les appartements. Le prix du mètre carré peut atteindre les 2.500 €, pour les plus beaux logements. Layoule, en revanche, attire les convoitises pour les pavillons. Autres lieux particulièrement prisés : l’avenue Victor-Hugo et, de plus en plus, la rue Combarel.

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Les quartiers les moins chers

Traditionnellement, la rue de Bordeaux est l’une des artères les moins onéreuses de Rodez, mais Benoît Druot lui promet un bel avenir : « Avec l’IUT, ça va être mieux. Il y a déjà beaucoup d’investisseurs. »

Le bas de la rue Béteille et la rue Saint-Cyrice font aussi partie des quartiers où le prix du mètre carré est le moins élevé. « Nous pouvons avoir des biens à moins de 1.000 € le mètre carré. »

Les différences de prix entre quartiers

« Un appartement sur le boulevard Victor-Hugo peut être deux fois plus cher qu’un bien équivalent du bas de la rue Béteille, mais globalement nous sommes plutôt sur des différences de l’ordre de 30 % d’un endroit à un autre. Il faut aussi savoir qu’un appartement sur le tour de ville, bien que plus cher, se vendra toujours plus rapidement. »

Une tendance : les variations au sein d’un même quartier

Selon Benoît Druot, malgré le peu d’offres, les clients sont « de plus en plus exigeants. Nous avons des personnes qui patientent sur listing pendant trois ans. » Les équipements les plus recherchés : une place de parking, un extérieur (balcon, terrasse, jardinet) et, à moindre mesure, une cave. Concernant le stationnement, un emplacement privé peut se monnayer jusqu’à 20.000 € sur l’avenue Victor-Hugo, qui en est presque dépourvue.

Les acquéreurs sont aussi particulièrement friands de vues dégagées sur la campagne aveyronnaise. Ce dernier élément peut faire gonfler les prix et creuser l’écart entre des biens d’un même quartier. « À Bourran, par exemple, un T3 avec une vue dégagée peut se négocier à 130.000 €, alors que le même bien, qui donnerait sur une cour intérieure, partirait pour 90.000 €. »

À Bourran, des écarts existent en fonction de l

Terrains nus

Les terrains aussi s’arrachent. À Rodez et dans l’agglomération, les prix atteignent les 120 € le mètre carré. Plus l’acheteur s’éloigne du chef-lieu de l’Aveyron, plus les prix baissent. « À dix ou quinze minutes de Rodez, on peut avoir des terrains à 80 € le mètre carré, poursuit Benoît Druot. Ce qui est un bon prix. Il faut savoir qu’un terrain mal placé à Rodez se vendra toujours plus vite et plus cher qu’une parcelle bien située en dehors de la ville. »

S’éloigner pour payer moins de taxes

Selon le professionnel, certaines communes hors de l’agglomération ruthénoise tirent leur épingle du jeu : Salles-la-Source, Clairvaux-d’Aveyron, La Loubière, Agen-d’Aveyron… Benoît Druot en donne l’une des raisons : « Sans trop s’éloigner de Rodez, on paye jusqu’à deux fois moins de taxes. Ce qui peut représenter 1.500 € d’économies par an. Bien sûr, dans ces villes, il y a moins de services. »