Agatchako et « Fabriqué en Aveyron » s’unissent pour l’économie locale

Les produits "Fabriqué en Aveyron" sont désormais disponibles sur Agatchako. ©ADN12

Les deux marques ont signé une convention de partenariat, ce mardi. Les produits estampillés « Fabriqué en Aveyron » seront proposés à la vente sur la plateforme en ligne Agatchako. Le but : faire rayonner le savoir-faire aveyronnais et faire croître l’économie locale.

D’un côté, il y a Agatchako, plateforme numérique (site web et application Android et iOS) de vente d’articles aveyronnais. De l’autre, « Fabriqué en Aveyron », estampille réservée à des produits du « 12 », dont 50 % de la conception est au moins effectuée dans le département. Depuis ce mardi 18 septembre, les deux marques ont signé un partenariat de collaboration. Les articles « Fabriqué en Aveyron » seront vendus sur Agatchako.

Michel Alibert, président de 12e Sens, et Jean-Claude Luche, président d

Que ce soit 12e Sens, la fédération des artisans et des commerçants de l’Aveyron, qui détient Agatchako, ou Aveyron ambition attractivité, l’agence de développement économique locale du conseil départemental, propriétaire de « Fabriqué en Aveyron », tous souhaitent valoriser les produits et les savoir-faire du territoire, ainsi que faire croître l’activité économique locale. Cette mise en valeur et cette croissance, ils en sont convaincus, passe par le numérique, comme l’explique Michel Alibert, président de 12e Sens :

33 % des personnes, qui achètent via Agatchako, rachètent un produit lors du retrait de leur commande en magasin.

Les chiffres ne s’arrêtent pas là. Selon la Chambre de commerce et de l’industrie, par la voix de Ludovic Delaveau, qui a soutenu la fédération lors de la conception d’Agatchako, toutes les statistiques démontrent qu’il faut s’appuyer sur le numérique pour favoriser le commerce de proximité, même en zone rurale :

Nous sommes aux premières marches de la quatrième révolution industrielle avec le numérique. Cela bouleverse le fonctionnement et la stratégie des entreprises. En 2016, le chiffre d’affaires sur internet était de 71,5 milliards d’euros. En 2017, il était de 81,7 milliards d’euros. Soit plus 14,3 %. À titre d’exemple, autour de Villefranche-de-Rouergue, en 2014, 18 millions d’euros d’achats sur internet ont été effectués, contre 36 millions en 2018.

Chercher des clients hors de l’Aveyron

Les smartphones ont contribué à ce changement de pratique :

En 2011, 1 % des achats étaient faits avec un téléphone, contre 16 % en 2016 et 23 % en 2017.

Le but d’Agatchako est ce que l’on appelle en anglais le click and collect, soit le retrait en boutique en français.

Sur la toile, des mastodontes de la vente à distance ont tendance à tout écraser, Amazon en premier. Face au géant américain, les professionnels aveyronnais sont unanimes :

Il faut faire attention. Tout n’est pas moins cher sur Amazon. Et ce genre de sites détruit des zones entières, aux États-Unis notamment, où il n’y a plus de commerces. Nous, à notre petite échelle, nous souhaitons faire l’inverse : renforcer le maillage de notre territoire avec les commerçants et les artisans. Nous voulons former les gens à être sur internet pour générer du trafic dans les commerces.

La rencontre avec « Fabriqué en Aveyron », qui regroupe 400 entreprises (472 nouveaux dossiers ont été enregistrés au 18 septembre) et plus de 3.000 articles référencés, a donc été logique, afin de vendre ces produits de qualité et éco-responsables.

L’une des cibles d’Agatchako et de « Fabriqué en Aveyron » sera bientôt les acheteurs installés dans d’autres départements : « Faire de l’export pour faire rentrer des devises ici », annonce Jean-Claude Luche, président d’Aveyron ambition attractivité.

Lancé en en mars dernier, l’application Agatchako a été téléchargée 11.340 fois. Elle a eu 36.000 visiteurs. 15.370 produits y sont recensés. 160 achats (parfois de plusieurs produits) ont été réalisés. Les ventes sont en hausse de 74 % depuis juillet. « C’est un travail dans le temps que nous faisons », soutient Michel Alibert.

Vincent Laury, de la société Linov, et Ludovic Delaveau, de la CCI, étaient aussi présents pour la signature.