Rugby. Un nouveau souffle pour Mathieu Roca et le SRA

Le capitaine Mathieu Roca va vivre un match particulier, ce dimanche 15 septembre, face à Nîmes. ©ADN12

Au Stade Rodez Aveyron depuis maintenant cinq années, Mathieu Roca, capitaine, revient sur la vague de départs et d’arrivées qu’a connu le SRA durant l’été et se projette sur le match de Fédérale 1, face à Nîmes, dimanche 16 septembre. Une rencontre particulière pour lui.

Comment avez-vous vécu l’été qui vient de passer ?

Il y a eu évidemment des départs, une quinzaine et pas des moindres puisque des joueurs cadres ont quitté le club. Je pense à Alexandre de Barros, Sylvain Fabre, Benoît Molinié, et les années précédentes, il y aussi eu Guillaume Martin… C’étaient des joueurs charismatiques qui ont beaucoup apporté au club. Mais il a fallu les remplacer et ça ne se fait pas du jour au lendemain. L’objectif était donc de recruter des joueurs de la formation française dont la plupart des catégories Espoirs.

Comment se passe leur intégration ?

Il y a eu treize arrivées, c’est quand même la moitié de l’effectif… Donc forcément, au niveau collectif, il faut que l’ensemble prenne. On essaie de faire en sorte qu’ils s’imprègnent rapidement des schémas de jeu, des combinaisons. En dehors du terrain, ça se fait naturellement. En tant que capitaine, mon rôle est de les soutenir pour qu’ils se sentent à l’aise, de les mettre en confiance.

L’an dernier, vous avez connu un coup de fatigue, comment vous sentez-vous aujourd’hui ?

Ça va mieux, je me suis ressourcé pour partir tambour battant cette saison. Le préparateur physique m’a aussi bien aidé.

Comment jugez-vous ce début de saison ?

On s’était dit de ne pas se rater à la maison pour le premier match mais on est tombé sur une belle équipe de Blagnac (défaite 30-36) qui va jouer les premiers rôles cette saison. Il a fallu vite réagir et rester positifs pour aller faire un résultat à Castanet (victoire 20-22). Ça montre aussi que cette équipe a du caractère. Il y a quelque chose qui s’est passé. J’espère que les résultats vont nous le prouver par la suite. Ces nouveaux joueurs ont apporté un nouvel état d’esprit qui fait vraiment du bien.

Quels sont les points à améliorer ?

La première des choses, c’est la concentration durant 80 minutes pour garder de la rigueur et de la lucidité. Ça nous a peut être joué des tours face à Blagnac où nous prenons deux cartons jaunes en seconde période.

La disparition de la poule élite fait que le championnat de Fédérale 1 est de plus en plus élevé.

En effet, on va rencontrer de belles équipes, c’est galvanisant. Il y aura de belles affiches, il va falloir se transcender, d’abord pour nous mais aussi pour le public ruthénois. Ici, c’est une terre de rugby, on sent les supporters proches de nous, ils nous montrent beaucoup d’affection donc c’est aussi pour eux et pour le club qui se démène depuis longtemps.

Si vous comparez l’équipe de l’an dernier et celle-ci, quelles différences voyez-vous ?

La question qu’on peut se poser c’est « est-ce que l’équipe de l’an dernier n’était pas en fin de cycle ? Est-ce qu’il ne fallait pas un peu de changements pour redynamiser tout ça. » Au niveau de l’état d’esprit, il y a une grande différence, une amélioration, c’est clair. Après, je ne sais pas comment l’expliquer, c’est la somme des individus qui fait qu’on a un collectif un peu plus joyeux.

Est-ce que cet état d’esprit a fait pencher la balance de votre côté lors du match à Castanet ?

C’est possible. Peut-être que sur ce match-là, l’an dernier, nous ne l’aurions pas gagné, en étant menés d’un point dans les dernières minutes…

Ce week-end, vous rencontrez Nîmes, ville où vous avez vécu et où vous avez joué. Est-ce un match particulier ?

Oui, mes parents habitent à Nîmes. J’y ai découvert le rugby et j’y ai joué en cadets et en juniors. J’ai toujours suivi leurs résultats donc forcément c’est particulier. Je m’y suis formé en tant que joueur mais aussi en tant qu’homme. Ma famille sera du déplacement à Paul-Lignon.

D’un point de vue sportif, comment abordez-vous ce match ?

Il faut qu’on valide la performance qu’on a réalisé à Castanet. On se prépare à un gros match. Nîmes est une équipe qui fait aussi partie du haut du tableau. On se prépare en conséquence. J’espère qu’on va gommer ce qui n’a pas fonctionné contre Blagnac, comme les errements défensifs, il ne faudra pas les avoir en sachant qu’ils ont une ligne de trois-quarts très rapide. Une chose est sûre, il faut qu’on garde le même état d’esprit.

Dimanche 15 septembre, Stade Rodez Aveyron – Rugby club nîmois, à 15 h, au stade Paul-Lignon, à Rodez.